Wenfile

Là où la guerre menace, là où les loups gouvernent ...
 
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 Les Sanglots longs des Violons . #

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MessageSujet: Les Sanglots longs des Violons . #   Mer 28 Mar - 16:21


Les Sanglots longs
Des Violons
De l'automne
Blessent mon cœur
D'une langueur
Monotone.

Tout suffoquant
Et blême, quand
Sonne l'heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure.

Et je m'en vais
Au vent mauvais
Qui m'emporte
Deçà, Delà,
Pareil à la
Feuille morte.

( Paul Verlaine )


# . Que ce poème était beau. Beau et si réel. Lui au moins. Assise face à l'horizon, plongée dans mes songes si profonds, je me demande si ce dernier eusse pensé à moi lorsqu'il écrivit brillamment ces quelques vers si intelligents. Probablement que non; Certainement que non. Et pourtant certains écrivent des poèmes sans se douter qu'il reflètent l'âme d'un autre. Que j'aime ces poèmes. Celui-ci particulièrement. Il est beau, bien écrit, agréable... Et réel. Il ne déclare qu'une vérité sans faille, sans chercher à cacher quoi que ce soit; contrairement à d'autres. Dois-je donc conclure qu'il n'est pas si réel que cela ? Il n'existe que si peu de loups capables encore de déclarer une vérité, quelque chose qu'ils pensent réellement sans hésiter; de peur de blesser, ou d'énerver, je ne sais pas pas pourquoi. Sommes-nous donc obligés d'être des êtres qui gardent leurs songes pour soit en faisant les lèches-bottes auprès des autres pour obtenir une friandise éphémère que l'on appelle, je crois, l'amitié ou l'hypocrite faveur ? Je crois que jamais je ne comprendrais ces êtres qui rient ensemble dans le but de ne pas être seuls; qui mangent ensemble dans le but d'éviter la famine... Que leur est-il donc passé par la tête; s'il en on une ? Pourquoi rigolent-ils à bout de champs; riant à 'gorge déployée', se tordant sous la douleur infernale d'un bonheur éphémère bienfaiteur. Et c'est cela que l'on qualifie de 'bien'. Que notre société est arrêtée. Notre monde devrait être fait d'anarchie, et non pas de rangs, de lois, ou de règles sociales sans grand intérêt. Qui sont-ils pour décider du bien ou du mal ? Qui a un jour décidé que la guerre s'était mal ? Que tuer était un sacrilège immonde ? Que rire s'était bien ? Que rester seul s'était loin du commun ? Qu'avoir une famille était obligatoire pour une bonne éducation et pour comprendre le monde ? Ce monde si imparfait recherche sans cesse une perfection défaillante que jamais il n'obtiendra. Ils veulent la gloire, l'intelligence, la beauté, le pouvoir, la reconnaissance, l'amour, l'amitié, l'éducation, la justice, la paix, le respect ou la guerre. Et encore tellement de choses... Pourquoi ? Ces choses sont si futiles et inutiles en réalité. Nous n'avons besoin que d'air, d'eau et de gibier pour vivre correctement; de d'un quelconque ressentiment nécessaire à nous faire croire quelque chose ou quelqu'un que nous ne sommes pas; qui n'est pas Réel. "Je me souviens des jours anciens// Et je pleure". Les sentiments ne furent-ils pas créés pour montrer ce que, justement en tant que bon être bien formé, nous ressentons ? Pourtant ils refusent de voir d'autres pleurer, refusent de les laisser se souvenirs... S'ils veulent plonger dans leur démence, pourquoi ne pas les laisser faire ? Que vous êtes étranges... Comblés de Paradoxes... Et j'adore ça.
Fascinant d'une admiration faussement agréée. Oui. Et face à la mort, vous avez aussi de drôle de façon de réagir; la peur, l'intimidation, l'acceptation, la frustration... ou le soulagement. Je retrouve tellement de nouveauté dans chacun d'eux, c'est fascinant tant de différences dans une même race si puérilement inconsciente. Et aujourd'hui encore certains me surprennent... Mais ils sont finalement rare; en deux petites années j'aurais vu tellement de mort dans vos yeux que j'aurais pratiquement tout vu. La vie c'est la mort... La mort serait donc aussi la vie selon des lois mathématiques, religieuses ou superstitieuse. Qu'importe. Ce soir encore, quelqu'un décèdera dans la meute des Wateriox; ma meute, il faut croire. Un jeune bambin très malade de je-ne-sais-trop quelle maladie grave. Je le sens. Il empeste la mort à des kilomètres et je ne sens que cela. Les guérisseurs font du mieux qu'ils peuvent pour lui, mais depuis trois jours déjà ils savent que leurs efforts seront vains; et les parents du bambin le savent aussi et pleurent chaque seconde la perte avancée de leur fils au pelage d'eau salée: Je rôde autour de la tanière des guérisseurs depuis trois jours et deux nuits déjà. Ils m'ont chassée deux fois car j'étais trop près et on fait une tête dépitée lorsqu'ils ont compris ce que je faisais là. " Pauvre petit, pauvres parents " qu'ils disent tous. Et " Maudite Morrígan ". Morrígan est un surnom qu'ils m'ont gentiment ( ou presque ) offert. Morrígan signifie, à la base, 'Grande Reine'. S'était, dans la mythologie celte, une divinité complexe de la guerre détentrice de nombreux savoir; cette dernière pouvait se transformer en animaux, notamment un qui lui valut un autre surnom : Bodb, qui signifie Corneille, qui est une sorte de Corbeau. On raconte que pour l'invoquer il fallait croasser. Elle assistera à l'agonie de celui qu'elle tenta de séduire autrefois, en corbeau, perchée sur son épaule. Et c'est à cette dernière que je suis comparée. Et Morrígan a donc prédit la mort de ce petit être qui "ne méritait de mourir", comme ils le disent tous; par pure 'politesse' ou 'gentillesse' à ce qu'il parait; alors qu'au fond, beaucoup n'en ont que faire de la mort prochaine de cette petite boule de poil... Que de Paradoxe. Et les Sanglots longs des violons de l’automne, continues de blesser le coeur des gens d'une langueur monotone . #

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Silver

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MessageSujet: Re: Les Sanglots longs des Violons . #   Jeu 17 Mai - 2:44

    « Une légère brise de vent vint souffler sur ma frêle fourrure, m’arrachant un frisson qui parcourût avec gourmandise l’intégralité de mon corps. Avec un temps aussi venté, le sommet du Volcan n’était en aucun cas un lieu de repos. Déçue mais résignée, je quitta mon perchoir, l’esprit songeur. Voilà maintenant une lune que l’attaque contre les Leafegons avait été remportée. Et, depuis ce lapse de temps, je n’avais toujours pas revu Fire. Etais-je folle de dire qu’il me manquait ? Je n’avais parlé à personne de cette nuit, pas même à Nobu, mon propre frère. Mais, comment pouvais-je bien la décrire ? Car le bémol était bien là, cette nuit était indescriptible. Un nouveau frisson me parcourut le corps mais, cette fois-ci, le vent n’en étant pas la cause. Seulement les souvenirs. Ces souvenirs que je chéris temps. Une phrase que Silver m’avait dite il y a quelques années de ça me revint en mémoire. Il faut compenser l’absence par le souvenir. La mémoire est le miroir où nous regardons les absents. Un léger sourire aux lèvres, je continua ma route. Mais, vers où ? Alors, comme à mon habitude, je laissa mon instinct me guidait parmi toutes ces terres qui s’offrait à moi et me mis à fredonner une légère mélodie tout en trottinant vers l’inconnu. »

    « Les nuages finirent par quitter les cieux, laissant place à un doux Soleil d’automne. Mon sourire n’en fut que plus ravi. C’était étrange mais, il fallait bien l’admettre, mon humeur s’accommodait généralement au temps. Etrange me direz-vous. Mais, vous avez bien raison. Après tout, ne suis-je pas étrange en moi-même ? Anormal pour mes semblables, parsemée de grains de folie… Enfin, que dis-je, noyée dans d’énormes grains de folie !… Oui, je suis décidément un être insolite. Mais, j’aime ça. Cette distinction donne ce petit goût unique à la vie et, mieux vaut rire que larmoyer, non ? »

    « Finalement, mes pas me guidèrent vers la prairie, un lieu fort reposant que j’affectionnais particulièrement. Pour chacun, la prairie avait sa particularité. Pour certains, que dis-je, pour tous, elle était un terrain idéal pour la chasse, regorgeant de gibier. Avec la saison des pluies, la prairie était comparable à un marécage gargantuesque, rendit la chasse plus ardu, lors de l’hiver, elle pouvait être assimilé aux plaines enneigées néanmoins, ce territoire était moins gelé que les véritables plaines enneigées, territoire proche des montagnes et de la meute des Etherix. Puis, l’Eté, c’était tout simplement un endroit calme et doucereux, agréable pour tous. Lors de l’Automne, elle n’en restait pas moins plaisante. L’hiver était partie, la prairie était redevenue verdoyante. Un éternel sourire aux babines, je continua ma route, vers je ne sais quelle aventure. C’est là que je la vis. Parmis toute cette verdure se distinguer une trace aussi blanche que la neige. »

    « Cette tache blanche contraster tout aussi étrangement que joliment avec cette étendue de verdure. Intriguée, je me rapprocha et pus distinguer une louve. Certainement pas Gwanfire. Ravi à l’idée de faire une nouvelle rencontre qui j’espère serait sans encombre, je me mis en marche vers cette louve. Pourquoi une louve et pas un loup ? Tout simplement parce qu’au fur et à mesure, je pouvais distinguer des traits gracieux et fin, typique d’une femelle. De plus, pour être aussi belle, elle ne pouvait qu’être une femelle, voyons ! »

    « Cette louve semblait perdue dans ses esprits, sans doute était-elle rêveuse ? Qu’à cela ne tienne, j’aimais beaucoup les loups rêveurs. Nous avions ce trait en commun. Un sourire amicale aux babines, je me rapprocha de la louve puis, lorsque j’arriva à sa hauteur, je m’éclaircis distinctement la voix, lui signalant ainsi ma présence. »


    - Bonjour.

    « Lançais-je timidement. Oui, c’était rare de me voir intimidée mais, cette louve m’intimider. Elle semblait si fragile. Je la trouvais belle. Vraiment très belle, telle une beauté de glace. J’aurais bien aimé être aussi jolie qu’elle. Décidemment, cela m’arrivait souvent d’enviais une louve pour son physique que je trouvais toujours plus avantageux que le mien. Fire préférait-il les louves blanches ? Peut-être que non, il n’aimait que les Gwanfires… Mais enfin, qu’est-ce qui me prenait de penser continuellement à lui ! C’était agaçant à la fin ! Luttant dans mon fort intérieur pour me sortir le mâle de l’esprit, je reporta mon attention sur la louve. »

    - Puis-je me joindre à toi ?

    « Déclarais-je d’une voix douce. Je ne voulais pas me montrer hostile, cherchant à lui faire comprendre que je ne lui voulais aucun mal. Enfin, en même temps, me direz-vous, en quoi pouvais-je bien effrayer quelqu’un ? Je n’avais rien d’imposant, mon corps était frêle, voir même maigre et j’avais le visage d’un enfant. Comment effrayer quelqu’un dans de pareilles conditions ? Je me rendis alors compte que je l'avais tutoyer, sans même la connaître. Mais, que pouvais-je y faire, c'était bien là l'une de mes fâcheuses manies. Je m’arrêta à une certaine distance, attendant l’accord de la louve pour m’approcher davantage. »

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MessageSujet: Re: Les Sanglots longs des Violons . #   Ven 29 Juin - 19:17


[Je suis navrée de la qualité peu requise de cette réponse... Je tenterais de m'améliorer à la prochaine.]

# . Parfois on peut douter. Un peu, beaucoup... Qu'importe. Le Doute fait partie de nos vies à tous. On doute sur tout, sur rien... Le passé, le présent, le futur... Son conjoint, son ami, son ennemi... Ou juste pour un futur extrêmement proche; Que vas-t-on manger ? Où vais-je dormir ? Pourquoi il fait ceci ? Où va ce loup ? Va-t-il mourir ? Ou Vivre ? Survivre ? Doute d'un jour, doute de l'instant. Ce doute peut durer longtemps. Ou pas. Tout dépend de soi. Et du contexte - je crois. Normalement, s'ôter un Doute nous fait beaucoup de bien; Normalement... Mais quand ce doute est la certitude d'une mort en souffrances à venir ? Non. Ce n'est plus 'bien'. C'est 'Mal'. Ou 'Mauvais'. Ou 'Cruel'. Ou... Beaucoup d'autres mots dans ces genres ci. Si vous vous ennuyez je vous conseillerais volontiers d'en trouver d'autre dans de ce que - je crois - vous appelez un 'Dictionnaire'. Bref. Qu'importe. Pourquoi serais-ce 'Mal' ? C'est pourtant 'Naturel', non ? ... Serais-je donc 'Mal' ? Réponse : Oui. C'est ce qu'ils disent. Tous. Ou presque. Il doit exister quelques exceptions qui n'en ont en réalité que faire de ma petite personne qui passerait bien inaperçue si cette dernière n'avait point un pelage plus blanc que la neige elle-même. Malgré cela, certains viennent me voir. Ils sont rares. Très. Mais ils existent - je crois. Comme Elle.
Oui, Elle. La louve qui vient d'approcher et de me déclarer un petit 'Bonjour' timide. Elle est bien venue me voir... Et elle est réelle. Elle est Grande. Très. Je suis un moustique à côté d'elle - Je suis vraiment petite. D'une taille pas plus grande que celle de la taille minimale de ce que je crois être ma meute, les Wateriox. Elle.... Elle est grise. Plusieurs nuances. Et Grande. Et elle a une odeur brève de volcan, de chaleur et de souffre. Fire. Feu. Gwanfire. Yeux bleus, bleus comme un ciel dégagé en été - pur et innocent. Sourire. Gentil, Amical, Doux. Facette ? Qu'en sais-je. Et cela ne m'intéresse point... Croyez-vous qu'elle veule me tuer ? Oh, croyez-vous que je puisse 'prédire' ma propre mort ? Cela serait intéressant - Ou Pas. Qu'importe. Elle me pose une question... D'une voix égale à son sourire... Si j'accepte qu'elle se joigne à moi ? Que m'importe. Ou plutôt que Lui importe ? Que veut-elle faire auprès d'une louve frêle, fragile, anorexique, blanche, ennemie, muette, aux yeux étranges - seule couleur au tableau tiens -, et à l'allure d'un cadavre qui refuse de se désintégrer ? Vraiment ? Oui. Je suis ? Oui. J'assume. Pleinement. De toute façon, ais-je le choix ? Non. Tout simplement. Qu'importe. Je m'en accommode bien. Afin de répondre à sa requête, je la regarde de mes yeux infinis et vides un petit moment, avant de finalement incliner légèrement la tête vers l'extérieur et de donner un petit coup lent de museau vers l'avant. Pour appuyer ce geste, je lève légèrement la patte du sol puis la repose une demi-seconde plus tard. Certains ne comprennent pas mon langage. Je suis étrange pour eux. Est-ce ma faute ? Non. Oui. Peut-être. Je suis muette, que veulent-ils d'autre ? Je suis Folle ? Oui. Non. Peut-être... Qu'en pensez-vous ? Ha. Qu'importe. Oui, Qu'importe. Votre opinion ne dépassera point votre piteuse pensée pour une misérable louve blanche à l'âme plus noire que les ténèbres, enveloppée dans le tissu sombre de la Divine Faucheuse.

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MessageSujet: Re: Les Sanglots longs des Violons . #   Dim 29 Juil - 16:39

    [Comment tu peux dire une telle chose, je me sens ridicule à côté de tes posts ! J’aime vraiment tes réponses, tu n’as pas à t’en faire.]

    Peut-être avais-je parlé de façon étrange ? Au moins, ça expliquerait le regard indéchiffrable avec lequel la louve me fixer. Cette façon qu’elle avait de me regarder, je me sentais comme nue sous son regard. Comme si d’un simple regard, elle pouvait tout lire en moi. C’était troublant mais, pas suffisamment pour que je prenne la fuite. Cette louve m’intriguée certes mais, pas en mal. J’avais envie d’en apprendre plus sur elle, de savoir qui elle était. Peut-être était-ce ma curiosité qui parlait ? Si c’était le cas, je n’en serais pas étonné. Je me trouvais moi-même étrange à certains moments. Ma pensée pouvait désirer une chose mais mon corps se permettait de faire l’inverse. Etais-je folle ? Peut-être, je n’en serais pas étonné.

    Je ne compris pas tout de suite pourquoi la louve prenait-elle la peine d’esquisser tous ces gestes au lieu de me parler directement. Peut-être était-elle timide après tout. Ça ne me posait pas de problème, je prenais quand même ! Interprétant ses signes explicites, je ne tarda pas à la rejoindra, m’allongeant à ses côtés sans pour autant m’introduire dans son espace vitale. Si elle était timide, je prendrais le temps qu’il faudrait et n’allais pas la brusquer. Chaque chose en son temps. Lui adressant un sourire emplie de bonté, je la remercia du regard de m’avoir accorder sa compagnie.


    « Mon nom est Eska, tu n’as absolument rien à craindre de moi, je suis aussi inoffensive qu’une nouveau-né. » annonçais-je, sans que mon sourire quitte mon visage rayonnant.

    Si cette louve était timide, il était de mon devoir de la mettre en confiance. L’observant de plus près, je fus fasciné par sa beauté froide. Son pelage était aussi doux que la neige, sans aucune impureté, accentuant un côté innocent. Sa queue était très fournie, comme celles des renards et je trouvais ça très beau. Elle était plus maigre que moi. Je n’étais déjà pas bien grosse alors pour vous dire… Néanmoins, ce qui me fascinait le plus chez elle était ses yeux. Dotés d’innombrables nuances violacées, on aurait pu croire un accès à un monde de rêve et de mirage. On pouvait facilement s’y perdre dedans tout comme ses pupilles, à peine discernable.

    « Quel est ton nom ? » demandais-je, ignorante de la particularité de la louve.« Je suis sûr qu’il est aussi beau que toi ! » ajoutais-je, emplie de sincérité.

    J’étais ainsi. Même si cela pouvait paraître déplacé, je ne cachais jamais mes pensées. Un surplus d’honnêteté.
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MessageSujet: Re: Les Sanglots longs des Violons . #   Dim 29 Juil - 23:25

[Merci; je trouve aussi tes réponses très agréables.]

Il fut un temps où le monde était Chaos... Ou est-ce aujourd'hui ? Peut-être hier ? Ou même demain ? On dit qu'aujourd'hui est un cadeau, c'est pourquoi on l'appellerait 'présent' - un synonyme du mot 'cadeau' pour ceux qui n'auraient point suivit la logique. Mais qu'est-ce que le Chaos ? L'anarchie ? Pourquoi l'anarchie serait-elle chaotique ? Pourquoi chacun ne pourrait-il pas disposer de lui-même de ce qu'il souhaite faire ? N'est-ce point cela, l'anarchie ? Disposer de soi-même ainsi qu'on le veuille ? Que de questions - j'aurais réussis à n'énoncer que des questions avec une seule réponse affirmative... Ne vous étonnez point que je me sente épuisée. Voyez-vous, penser, songer, cela peut demander beaucoup d'effort. J'y suis habituée, corbeau charognard muet que je suis, mais il arrive à un moment où je ne suis même plus capable de penser. Ou du moins, c'est l'impression que j'ai mais je crois continuer malgré tout, comme si je devais absolument tout consumer jusqu'à la dernière miette... jusqu'à la fin... Ma fin ? ...
La louve qui venait de s'installer près de moi - comprenant finalement mon langage improbable - ne semblait pas se faire autant de songes. Elle semblait fraîche, claire, simple d'esprit. Amicale. Trop Amicale. Ne serait-ce point un 'défaut' déclaré chez les loups de feu ? Du moins, c'est ce qu'Ils disent. L'idéal Gwanfire serait un loup qui ne songe qu'à se nourrir de la peur de son adversaire, qui ne songe qu'à le faire souffrir et à le dévorer sans pitié apparente. J'ai beau m'y attelé du mieux que je peux, rien ne démontre cela chez cette demoiselle. Serait-ce une facette ? Possible. Très plausible. Mais je n'ai que faire de la réponse à cette misérable question. Si cette dernière veut me tuer, qu'elle le fasse. Sinon, qu'elle s'abstienne. A elle de voir. Eska. Son nom est Eska. Elle vient juste de me le dire, en parlant et me souriant comme si elle souriait à un pauvre louveteau naissant qui prend peur du monde qui l'entoure. Si elle savait... Je suis loin d'être ce loupiot apeuré, plutôt le vautour qui rôde autour de ce loupiot espérant vainement - ou pas - que quelque chose de mauvais le mette dans l'état proche d'une mort certaine. Elle déclara que j'étais belle, après m'avoir demandé mon nom. Belle ? Quel drôle de mot. Je suis une petite louve - très petite, sûrement la plus petite de Wenfile, même les Wateriox me dépasse bien d'au moins 5 centimètres chacun. Petite et très frêle. Maigre. Anorexique même. Mes côtes transperceront bientôt ma fine peau d'un blanc profond. Blanche. Ma couleur. Blanche comme la neige, sans rien d'autre qu'un blanc maculé. Une queue fournie; voir très fournie, surtout en hiver. Mes pattes sont petites, découvrant de tous petits coussinets fragiles; je m'y blesse souvent d'ailleurs, quand j'arrive à marcher si ma santé me le permet... La faim ne me tenaille plus. Mon corps à faim, mais pas moi. Il n'est donc pas rare que je 'tombe dans les pommes' comme vous dites. Je ne chasse que très peu, la plupart du temps je me contente de charogne car je ne peux chasser. Qu'importe. Les charognes, c'est mangeable. Cela me suffit. Mais cela ne suffirait sûrement point à une demoiselle comme celle à côté de moi, qui aurait sûrement besoin de plus pour maintenir son corps en bonne forme. D'ailleurs, qu'est-ce que la beauté ? C'est si subjectif. Certaines disent que les loups trouvent belles les louves élancées, fines mais pas trop, avec de belles courbes. Si on se tient à cette définition, je suis loin derrière. Alors, que serait sa définition de la beauté, à Eska ? Qu'importe, ça ne changera pas mon monde de silence.
Et c'est après ce petit moment de réflexion que je me rendis compte que je n'avais pas répondu à sa question : mon Nom. Devais-je le lui dire ? Oh, ce n'est un secret pour personne. Mais comment le lui annoncer ? Je pris un bref moment pour y songer avant de finalement sortir une griffe toute petite - je suis loin d'être une battante - et d'arriver à graver sur le sol les quelques lettres qui composent mon nom; R.A.V.E.N. J'en profitais pour glisser un mouvement d'oreilles vers un corbeau virevoltant en direction de la forêt - ils le font régulièrement ces temps-ci, cherchant s'il ne resterait pas quelques miettes de chair avariées. Mon regard dépourvus de sens se glissa sur Eska. Elle était couchée, et je devais à peine être plus grande qu'elle; alors qu'elle était couchée... Moustique. Cela devrait être ça mon surnom, ne croyez-vous pas ? Moi Messagère de la Mort ne suis pas plus grande qu'un Moustique, mais on me donne une Importance Capitale parmi les âmes défaillantes qi m'entourent en essayant vainement de m'échapper ...
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MessageSujet: Re: Les Sanglots longs des Violons . #   Ven 3 Aoû - 18:42

    Un vent d’automne se mit à souffler avec tendresse sur mon pelage et je me laissa bercer par son doux sifflement. Succédant à l’été et précédant à l’hiver, l’automne étais une saison importante. Je ne l’appréciais pas particulièrement. Pourquoi ? Parce que l’automne, c’était signe de vieillesse, de la mort des arbres et de l’arrivée de l’hiver. L’hiver… Je n’aimais vraiment pas cette saison. Synonyme de mort. Le seul avantage de cette période de l’année était la neige mais, rien de plus. L’hiver était triste et morose. La gaieté nous quitter lors de cette saison, nous laissant seul dans notre désespoir. L’hiver. Le mot seul possédait une assonance antipathique. Mais, revenons plutôt à l’automne, saison actuel. Bien qu’elle annonçait l’arriver de l’hiver, cette dernière nous offrait toujours de magnifique spectacle naturel, en particulier dans la forêt par des couleurs marquées sur les arbres. L’automne, c’était un peu comme le post-scriptum du soleil, éblouissant la forêt par de remarquable teinte orangée. Ce qu’il y avait parfois de beau avec l’automne, c’était lorsque que le matin se levait après une demi-lune de pluie, de vent et de brouillard et que tout l’espace, brutalement, semblait se gorger de soleil. C’était ça aussi la magie de l’automne, c’était une demeure d’or et de pluie.

    Un frottement sur le sol attira mon attention et je fixa éberluée la louve blanche grattant quelque chose avec l’aide de sa petite griffe. Que fabriquait-elle ? Une fois son œuvre finie, la louve retira sa patte teintée de neige et me laissa entrevoir ce qu’elle avait entreprit d’écrire. R.A.V.E.N. Raven. N’était-ce pas un nom ? Son nom ? Redressant mon regard envers la louve, je ne pus me détourner de ces yeux vide de sens et pourtant si profond.

    « Raven ? C’est ton nom ? » je n’étais pas ce qu’on pouvait décrire de surprise mais, on pouvait néanmoins me qualifier de perdue.

    J’étais naïve, bien trop. Je ne comprenais pas les raisons qui poussait la louve à écrire et non utiliser sa voix. Pourquoi procéder d’une telle façon ? A moins que…

    « Raven … tu es muette pas vrai ? » murmurais-je dans un souffle.

    Mais alors… j’étais une vrai crétine. C’était vraiment déplacé de ma part de l’assaillir de question alors que cette dernière ne pourrait guère y répondre. Enfin si, par écrit. Elle devait me trouver rustre et déplacé. La délicatesse n’avait jamais été mon fort et je le regrettais. Je ne savais plus où me mettre, j’étais gênée, j’aurais pu devenir que Raven ne pouvait pas parler. Enfin, était-ce réellement un fait que l’on pouvait déceler au premier regard ? Je n’étais pas gênée par le mutisme de la louve, seulement par mes propres actes.

    Finalement, je me ressaisis et sortis les griffes. Non pas pour agresser Raven, bien sûr que non. Traçant divers traits dans la terre, j’y inscrivis à l’égard de Raven : « On peut aussi communiquer comme cela si tu le souhaites. » C’était long à écrire et éprouvant pour ma pauvre griffe mais, cela valait le coup. Libérant l’espace pour que Raven puisse y lire ce que j’y avais inscrit, je lui adressa un nouveau sourire.
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