Wenfile

Là où la guerre menace, là où les loups gouvernent ...
 
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 Asservissement [ Libre ]

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Kera
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MessageSujet: Asservissement [ Libre ]   Mar 31 Juil - 13:31

Rozan


L'Asservissement. Je venais d'arriver sur les terres Gwanfires : le Volcan. Le rouge était la couleur principale de ces terres, et la chaleur était oppressante. Mais ce fut la diversité des pelages qui me surprit. La majorité des Gwanfires étaient rouges. Autant vous dire qu'avec mon pelage zébré de différentes c=nuances de gris et de cramoisi, je faisais légèrement tâche. Je me souvins alors de ma rencontre avec Rubis. Je l'avais tué. Elle avait dut me prendre pour une croisée Gwanfire et Skywing. Mon rang dans cette meute d'accueil ? Oméga, Autrement dit, soumise. Pour pouvoir demeurer au sein de la meute des loups du feu, je devais respecter certaines règles. Parmi elle, celle de ne pas lever la patte sur un des membres de la meute. Ce qui était normal, certes, mais je savais d'avance que certains d'entre eux, les plus haineux, ne retiendront pas leurs coups. Après tout, pourquoi le feraient ils ? j'avais tué l'une des leurs . . . Je demeurais couchée dans la tanière de l'Alpha. BadHell était parti "faire un tour" . . . Et je n'avais pas le droit de me déplacer sans sa permision. J'étais en quelque sorte son chien. Néanmoins, aucuns de ces tous feux tous flammes ne devaient négliger un point : j'étais une Vampire. Depuis l'arrivée de notre clan sur Wenfile, ma condition physique s'était améliorée . . . j'aurais été même capable de Suivre BloodSoul et Saima à la chasse. Tous ces souvenirs . . . je ne voulais pas les enterrer. Je ne pouvais pas oublier mes camarades de meute, de clan, mes amis. Beaucoup d'entre nous sont allés rejoindre les notres, morts dans une catastrophe naturelle, il y a de ça des années. Lex, tué par un Skywing. Je ne pouvais plus les regarder comme avant. Ils auraient faits des alliés parfaits . . . s'ils n'avaient pas tué le jeune blondinet toujours enjoué que nous connaissions. Shade. Il était parti un jour, et n'était pas revenu. Je savais qu'il manquait à Saima . . . BloodSoul. Je l'aimais, c'est aussi simple que ça. Mais lui, était d'une neutralité inébranlable. Et ce ne fut qu'à la veille de son départ que je pus lui dire ce que je ressentais. Il m'avait laissé notre fils, Roz'Blood. Certains douteront que j'ai jamais aimé . . . Mais c'est faux. Les Vampires aussi peuvent ressentir des émotions. Celle que je ressentis lorsque j'ai tué Rubis, ce furent des remords.

J'étais couchée au fond de la tanière de BadHell. Ma tête posée sur mes pattes avants, ma longue crinière cramoisie me tombant sur le visage. Mes canines pointues et aiguisées, plus longues que celles de tous les Gwanfires, dépassaient. Je n'avais pas fin. La nuit dernière, L'Alpha m'avait autorisé à aller chasser. Mais j'étais accompagnée d'un novice qui m'avait suivi sous les ordres de son supérieur. Cette nuit là, j'avais tué un Skywing, vite fait, bien fait. Je n'aimais pas faire souffrir mes proies. J'avais ensuite terminé ma chasse par des baies. Le Novice semblait très impressioné par mes techniques de chasses . . . Et une fois de retour, avait fait son rapport à BadHell. Moi, je m'étais couchée dans le fond de sa cave et m'étais endormie. A présent, il faisait jour à l'extérieur. Je pouvais sortir sans craindre le soleil, contrairement à Daren et Nik, Mais je préférais rester terrée, là où l'obscurité me baignait de sa fraicheur. Des pas. Je n'en fis rien. C'était peut-être BadHell qui revenait . . .
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Silver

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MessageSujet: Re: Asservissement [ Libre ]   Mar 31 Juil - 15:43

    » Spry.

    « Qu’était-ce que la vie et la mort ? Pouvions-nous décidé de la durée de vie d’un autre ? Non, et pourtant la majorité d’entre nous tué de sang-froid. Pour tout être vivant, la mort était une réalité inéluctable ; sa vie s’achèvera tôt ou tard par une mort définitive. Cet aspect de l’existence était un des défis les plus difficiles que la vie nous proposait. Il pouvait sembler totalement désespérant et absurde à celui qui refusait d’y faire face et de l’assumer complètement. Mais pour celui qui parvenait à accepter cette réalité, c’était toute la valeur de la vie, du présent, des relations interpersonnelles et du même du développement personnel qui se trouvait changée. Du fait que nous sommes vivants, nous sommes voués à mourir tôt ou tard, d’une mort définitive. Nous avions diverses raisons de mépriser la vie mais aucune de mépriser la mort. Elle était fin de toute chose. Un maître absolu. »

    « Mon quotidien même était confronté à la mort. Que ce soit par la vu de cadavre que ceux que je semais derrière moi. J’étais un bourreau. Ma venue en elle-même signifiait votre mort, je venais mettre un terme à votre vie. Mais, cela me plaisait-il vraiment ? Je ne savais que dire. La vie n’avait plus aucun intérêt pour moi depuis longtemps. Je ne faisais que survivre dans ce monde voué à la haine et à la guerre. Croyez-vous à la vie après la mort ? C’était une question à laquelle vous aviez tous songé au moins une fois, même si vous refusiez de l’admettre. Une fois, une seule et unique fois, j’en avais parlé avec ma mère. Cette dernière m’avait répondue d’une voix posée : « Il y a peut-être quelque chose, on verra ben quand je serais là-bas. Pourquoi m’inquiéter aujourd’hui ? » Oui, peut-être avait-elle raison. Mais, j’aimais réfléchir à la vie. Cela me permettait de percer mon ennui, aussi vorace soit-il. Certaines personnes passaient leur vie à préparer cette rencontre de l’au-delà, à préparer l’éternité, tellement c’était important. Mais avait-il raison de faire une telle chose ? L’éternité était-elle réellement une bonne chose ? Voir ses proches vieillirent à vue d’œil tandis que vous, vous restez beau et jeune. Et puis un beau jour, ils meurent. Et vous, vous êtes seul, projeter dans un monde inconnu sans aucune attache. Donc non, je ne pense que l’éternité soit une bonne chose. A mes yeux, elle apparait triste et désespérante. Le rêve d’un immortel n’est-il pas finalement de mourir ? »

    « Certains ont de la répugnance à penser à la mort, car ils pensent être faits pour la vie. Etranges visions des choses que je partage. Si j’étais réellement fait pour la paix, serais-je heureux en cet instant ? Car j’ignorais tout du bonheur, jamais je n’y avais goûté. On m’avait tous prit. On s’était amusé à détruite ma vie, mon âme. Qu’étais-je ? Plus rien, un néant. Un vide où errer mon esprit. La vie n’avait plus aucune signification pour moi. Seulement une période, le temps qui passe. Mais, serais-je réellement plus heureux une fois mort ? J’aurais aimé connaître la réponse à cette question existentielle mais, cela m’était impossible. Triste nouvelle. Mon esprit m’amena à me souvenir d’Adelle. Adelle… était-elle heureuse maintenant ? De là-haut, veillait-elle sur moi ? L’idée qu’elle me protégeait du monde m’apaiser. Elle seule avait su m’apporter cette paix dont j’ignorer les biens-faits. Elle seule. Et pourtant, elle était morte. Et cet infime espoir qu’elle su planter en moi s’était briser avant même de germer. Elle était morte. Morte parce que je l’avais tuée. »

    « La haine m’avait changé. Elle était mon unique maxime, ma foie et me dicter mon existence. J’étais un fils de la haine. Sans attache, je ne savais aimer, seulement haïr. Triste existence qu’était la mienne. Quand est-ce que ce tout cela avait débuté ? Ah oui, je me souviens maintenant… Par des meurtres, des séries de meurtre. A l’époque où je n’étais encore qu’un jeune loupiot insouciant, mon père, ce faible, fut assassiné. Quel comble pour un assassin. Je lui en voulais désormais, je lui voulais d’une haine effroyable. Il était assassin bons sang ! Un guerrier ! Se faire assassiner d’une telle façon était tellement misérable. IL était misérable. Indigne de mon respect, indigne de notre lien du sang. Un minable, rien qu’un minable. Tout était de sa faute ! Trop faible, pitoyable et sentimentale. Tout ceci l’avait conduit à sa perte. Peut-être était-ce mieux ainsi. Je lui en voulais de m’avoir enlevé deux pères. Celui que je n’avais jamais eu et celui que j’aurais aimé avoir. »

    « Suite à mon excès de colère soudaine, de la lave en fusion s’échappa de mes oreilles et naseaux. Foutu pouvoir à la c*n ! Ce n’était guère la première fois qu’une telle chose se produisait. Ce ‘pouvoir’ était trop fougueux, rendu incontrôlable par mon excès de rage. Il avait commis des meurtres à mon insu. Une fois, une jeune femelle tout à fait charmante mais dénué d’intérêt vint me voir, me faisait la cour et me charmant par la même manière grâce à son pouvoir de séduction. Foutue femelle, incapable de séduire par elle-même un mâle, elle employait son pouvoir. Pitoyable. Victime de son pouvoir, nous nous unirent un soir mais, sous l’excès de ma passion et de ma haine inconditionnelle, mon pouvoir explosa. De la lave jaillie de tout mon corps et la jeune louve fut immolé. Triste sort. Et c’est ainsi que je compris. Mon pouvoir était identique à celui de mon père seulement, ce n’était guère du feu qui s’éprenait de mon corps sous le coup d’une émotion trop forte mais de la lave en fusion. Les dégâts n’étaient guère comparables. J’étais devenu un danger pour quiconque tentait de m’approcher. Mais, cela ne changeait pas grand-chose d’avant. »

    « Les loups de la meute avaient appris à ma craindre. Plus que du respect, c’était de la peur qui se lisait dans leurs yeux lorsque je passais à proximité d’eux. Chacun avait pris conscience du danger que je représentais, chaque parcelle de mon être étant vouée à la haine et à la colère. Dire que j’allais être leur futur bêta. J’y prenais un malin plaisir mélangé à du sadisme. Je ferais de leur vie un véritable enfer. Comme depuis toujours, j’errais au Volcan, sans but précis que celui de laisser s’écouler ma vie. Je n’avais jamais mis les pattes au campement de la forêt. Je n’y éprouvais guère d’intérêt. A vrai dire, je n’y avais pas mis les pattes depuis le meurtre d’Adelle. Cette forêt me rappelais son souvenir et je n’appréciais de vivre avec le passé. »

    « Respectant mes habitudes, je grimpa au sommet du volcan. La vue y était ravissante. Plonger dans sa contemplation, j’en oubliais ma misérable existence et celle des autres. Seul persistait mon esprit. Néanmoins, une odeur ignoble vint m’arracher au spectacle. Cette odeur, je ne l’oublierais jamais. L’assassin de Rubis, il était là, quelque part. Me redressant d’un geste brusque, ma haine débordante me donna une aura nauséabonde. Comment était-ce possible ? Je n’avais jamais oublié ce jour. Celui où ma douce petite sœur fut vidée de son sang, laissée ainsi pour morte. Je l’avais retrouvée avant que la vie ne quitte son corps, j’avais partagé ses derniers instants. Suivant à la trace l’odeur haïssable, je finis pas m’arrêter devant la grotte de l’Alpha. Au fond, y résidait paisiblement une louve. Rozan, la vampire. »

    « Les derniers jours passés me revinrent en mémoire. Ma mère était venu me trouver et m’avait annoncé la nouvelle. Une vampire allait vivre parmi nous désormais. Ça, je m’en foutais bien. Ce fut la suite qui attira mon attention. De son propre aveu, elle nous annonça être l’assassin de Rubis. Et désormais, elle était là, devant moi. Allais-je la tuer ? Non, ce serait trop facile. Et je n’étais guère d’humeur à être souillé par son sang indigne. »

    - Pourquoi l’avoir tué ? Pourquoi elle et pas un autre ? « lançais finalement, d’une voix plus calme que je ne l’aurais cru. »

    « Comprendre, je voulais comprendre. Sans pour autant rentrer dans la tanière, je resta là, figé, à la contempler. Hors de question que je rentre dans cette chose, l’odeur pourrissante de BadHell y régnait et me donnait des haut-le-cœur. Ainsi, elle était devenue son larbin. Un misérable pour un misérable, ça se tenez. »

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MessageSujet: Re: Asservissement [ Libre ]   Mar 31 Juil - 18:43

A ma grande déception, ce ne fut pas BadHell, mais un des enfants de Rubis. Bad m'avait expliqué qu'il avait eut des enfants avec elle. Etrangement, je l'avais enviée . . . mais je ne les avais jamais vu. Il m'avait aussi expliqué qu'elle avait un frère Spry. Il me fixait, son regard semblait vide. Ce même vide qui se reflète dans les yeux de mes camarades lorsque nous tuons. Ce voile qui nous permet de tuer plus ou moins facilement une proie, le voile des assassins qui recouvre leurs yeux. Cela ne faisait aucun doute . . . Il n'entra point, ce qui me surpris à moitié. En effet, il n'avait pas à entrer dans la tanière de son chef en son absence mais bon . . . Il m'adressa lors ces mots, d'une voix calme :

- Pourquoi l’avoir tué ? Pourquoi elle et pas un autre ?

Je devinais alors de qui il s'agissait, le frère de Rubis, autrement dit, Spry. Que je sache, je ne m'étais attaqué à très peu de Gwanfire en locurence une seule : Rubis. Je levais la tête et regardais mon interlocuteur, il avait un pelage gris et des balzanes aux couleurs de feu. Gwanfire par excellence . . . Mes yeux gris perle ne le regardaient pas droit dans les yeux, car même si j'étais une Vampire, j'étais une Oméga dans la meute, et je devais donc montrer du respect à mes supérieur. Ma crinière cramoisie me cachant la moitié du visage, et mes longs crocs dépassant de ma bouche. Après quelques secondes de silence, je répondis enfin d'une voix neutre, mais claire :

- Je pourrais te poser la même question.

Je me redressais petit à petit pour m'asseoir, faisant rouler mes muscles endoloris par le manque de chasse éprouvante. Il puait le sang. Les loups normaux ne le sentaient pas, mais les sens des Vampires sont très aiguisés. Le loup qui se tenait devant moi était, lui aussi un assassin. Seulement, à la différence des Vampires, il tuait car on lui en avait donné l'ordre, pas pour survivre. Et c'étaient ces même loups qui nous méprisaient, sous pretexte que nous tuons. Quelle blague ! Pour vivre nous avons besoin de sang, de nous nourrir de sang, d'absorber le liquide vital. Voila pourquoi nous sommes obligés de tuer. Alors qu'Eux ! tuer de sang froid uniquement par vengence ou par plaisir . . . Mais les pires étaient ceux qui tuaient froidement les autres juste car on leur en a donné l'ordre, sans même chercher à comprendre. Des pantins. Voila ce qu'ils étaient. J'enroulais ma queue autour de mes pattes, et ajoutais toujours sur le même ton, mais cette fois, il y avait un peu plus de respect :

- Je l'ai tué comme j'aurai tué quelqu'un d'autre. Pour la même raison : pour vivre. Simplement, elle était là au mauvais moment, au mauvais endroit.

Si ça n'avait pas été elle, une autre serait morte et ce seraient les mêmes sentiments de haine et de vengence qui auraient envahis ses proches. La mort pas vrai ? Les Vampires l'ont bien compris. C'est notre camarade, notre compagne. Elle nous accompagne à chaque fois que l'on ôte la vie. Nous ne méprisons pas, car nous savons qu'un jour ou l'autre nous seront emportés par cette même camarade. Cela faisait déja bien des siècles que j'ai vécu, avec mes compagnons. Et pendant tout ce temps, nous avons vu beaucoup de chose que nous n'aurions pas voulu voir. C'est long, très long la vie de Vampire. Dans 100 ans, je serais peut-être toujours ici, sur Wenfile, peut-être dans la même meute, ou peut-être que j'aurai retrouvé ma liverté originelle. Mais ceux que j'aurais cotoyer maintenant ne seront plus là. Moi, je n'aurai toujours pas changée, ma crinière n'aura pas terni, et mes crocs seront toujours aussi tranchants. Les Vampires ne font pas particulièrmeent de choix en ce qui concerne leur victime. La plupart d'entre nous attaquaient dès qu'ils voyaient du gibier potentiel. Alors que d'autres, plus réfléchis, les choisissaient, pour ne pas ôter la vie à des proies trop jeunes. Enfin, ça c'était avant . . . Notre meute s'est disloquée, et mes camarades ayant survécu à la catastrophe sont presques tous morts. Mais la nouvelle génération a eut le temps de naitre. Roz'Blood, Nik et Daren . . . Si ces deux erniers avaient vu la vie d'un autre coté, j'aurai voulu croire en eux. Hélas . . . Je n'avais pas bougé, mais j'avais baissé la tête.
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MessageSujet: Re: Asservissement [ Libre ]   Ven 3 Aoû - 22:42

    « Ses crocs luisaient dans la pénombre de la tanière, ces mêmes crocs qui avaient enlevés la vie à ma tendre petite sœur. Comment une telle créature avait pu être acceptée dans la meute ? Encore une erreur de ce stupide Alpha, prouvant une fois de plus son indifférence vis-à-vis de Rubis. Je le haïssais tant, je la haïssais elle aussi. Mon rêve serait de les voir périr, eux deux dans d’atroce souffrance. Mais, un rêve restera à jamais une chimère pas vrai? Peu importe combien ce souhait m’était cher, jamais il ne pourrait se réaliser. Et puis un vampire, c’était immortel pas vrai ? Son étrange crinière cramoisie lui cachait la moitié du visage si bien qu’il était difficile d’y lire une quelconque expression. Cependant, l’indifférence de la louve était flagrante. »

    « Puis, la louve causa un grognement sourd dans ma gorge qu’elle me retourna la question. Pour qui se prenait-elle ? Me prenait-elle pour le larbin de l’Alpha ? Pensait-elle réellement que je le servais, lui, ce loup que j’aimerais tant tuer de mes propres crocs ? Comble de l’ironie. N’était-ce pas plutôt elle, le larbin de BadHell ? A loger piteusement dans sa tanière, continuellement sous sa surveillance, à obéir à chacun de ses ordres. Quelle louve pitoyable. Je n’éprouvais que mépris et haine à son égard. »

    « D’un ton toujours aussi placide bien qu’on pouvait y lire une certaine pointe de respect, Rozan m’expliqua les raisons du meurtre de Rubis. »


    - Je l'ai tué comme j'aurai tué quelqu'un d'autre. Pour la même raison : pour vivre. Simplement, elle était là au mauvais moment, au mauvais endroit.

    « Etait-ce réellement ce à quoi je m’attendais ? J’aurais aimé que la louve admette avoir commis cet assassinat par pure plaisir et sadisme, j’aurais eu alors raison de la haïr aussi fort. Mais, ce n’était pas le cas. Tout ceci n’avait été que dans un seul but : la survie. Néanmoins une question persistait et je ne tarda pas à la poser à la louve zébrée. »

    - Alors pourquoi ne pas l'avoir achevée ? Par pitié ?

    « Étrangement, mon ton était moins froid qu’auparavant. Néanmoins, prononcer ces paroles me replongea dans le passé. L'appel déchirant de Rubis m'appelant à l'aide, la découverte de son corps à moitié en vie. Il n'avait plus rien à faire pour elle, ce n'était que quelques minutes qui lui avait été laissé. Nous les avions passé ensemble, mettant nos différents de ces dernières années de côté. Et j'avais assisté à la mort de ma soeur. La colère se répandit dans mon corps tel un fleuve sauvage, mon corps allait de nouveau exploser. Du contrôle, je devais mon contrôler. Tentant tant bien que mal d'apaiser mon surplus d'émotion, je fixa mon regard dénué de sens sur Rozan. La louve semblait songeuse. Peut-être pensait-elle au passé, à sa longue et misérable vie. Qu’était-ce d’ailleurs une vie de vampire ? Ils vivaient entourés de la mort, elle était leur quotidien, leur ami, leur compagne. Mais, n’étais-je dans le même cas qu’eux dans ce cas ? Cette réalité était répugnante. L’admettre était difficile pour moi mais, je voulais en savoir plus sur ces monstres qu’ils étaient. Sans aucune expression sur le visage –sans doute tenais-je cela de ma mère- je fis un signe de tête à la louve lui indiquant de se relever. »

    - Suis-moi.

    « Mon ton n’était pas froid mais peut-être un peu autoritaire ; j’étais destiné à être Bêta après tout et puis, c’était dans mes gênes. La lignée de ma mère avait accueillie des Bêtas à chaque génération, il était donc de mon devoir de faire perdurer la tradition. Je n’avais guère l’intention d’agresser Rozan en lui indiquant de me suivre à l’extérieur. Parler, je voulais juste parler. Quittant le seuil de la tanière de BadHell, je m’installa au bord du Volcan, fixant l’horizon l’air songeur en attendant que la louve daigne m’y rejoindre. »
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MessageSujet: Re: Asservissement [ Libre ]   Sam 4 Aoû - 14:30

Voila ce qu'il me répondit, il semblait s'être "radouci".

- Alors pourquoi ne pas l'avoir achevée ? Par pitié ?

Je relevais la tête dégageant mon visage, laissant alors apparaitre mes yeux couleurs argent, couleur gris perle. Un éclat serein brillait, et je ne semblais nullement perturbée. Pourquoi ne l'avais-je pas tuer, ne pas lui avoir ôter son denier souffle de vie ? J'en avais été incapable. Tout simplement. Ma réponse fut sincère, et exposée posemment :

Alors qu'elle était au bord de la mort, j'ai vu quelque chose dans ses yeux. J'ai compris, et je lui ai accordé sa dernière volonté.

Je marquais une pause. Ce que j'avais vu ce jour là, c'était son expression de détresse me suppliant de voir ses proches une dernière fois. La même expression que j'avais arboré plus tard, lorsque BloodSoul est parti. Lorsque je tuais, j'essayais au moins de ne pas le faire de manière sadique comme Shade, je préférais achever mes victimes avant qu'ils ne ressentent la douleur, c'est à dire en un seul coup. Or, Rubis m'avait donné plus de mal, elle s'était défendue comme une véritable Gwanfire, mais elle n'était pas de taille. Si je l'avais eut, c'était uniquement grâce à ma rapidité et à mon sens de la stratégie. Alors que certains des miens l'auraient démembrés petit à petit, la laissant alors vivante et agonisante pour enfin pouvoir l'achever, j'avais décidé de la laisser faire ses adieux à ce monde. Auquel elle semblait tellement attachée.

- Suis-moi.

Un ordre autoritaire. Je le suivis à l'extérieur, sans rien dire. J'avais beau être Vampire et avoir la force d'éliminer n'importe quel Gwnafire, j'étais Oméga. Je me devais donc d'agir en tant que telle. Lorsque je le rejoignis, il semblait songeur . . . Je me demandais à quoi il pensait, peut-être à la manière de comment me punir. J'avais l'habitude d'assumer la responsabilité de mes actes, je ne craignais donc pas la réprimande. Je comprenais l'aversion de boire du sang de loup qu'avait tous les Wenfiliens. Lorsque je n'étais encore qu'une petite vampire, je refusais de boire le liquide vital. Je savais ce que c'était, mais c'est "Ray" qui m'avait sauvait . . . Insuffisance sanguine . . . C'était ce qui risquait de me tuer, mais j'avais survécu, et je comptais bien vivre encore quelques siècles.
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MessageSujet: Re: Asservissement [ Libre ]   Mer 8 Aoû - 20:16

    « Un manque de volonté implacable. Cette louve pourtant si puissante et dangereuse n’avait pas eu le cœur à achever une louve innocente telle que Rubis. Preuve de faiblesse ? Possible. Néanmoins, je ne pouvais la blâmer. Après tout, c’était grâce à sa lâcheté que j’avais pu me réconcilier avec ma sœur avant que cette dernière ne rejoigne les étoiles. Néanmoins, rien de tout cela ne serait arrivé si Rozan avait daigné choisir un autre garde-manger. Mais à quoi bon revenir sur le passé, les jeux étaient faits, point. Finalement, j’entendis derrière moi la louve qui condescendait enfin me rejoindre. Quelle lenteur, c’était exécrable. Lui faisant signe de la tête, je l’invita à s’asseoir auprès de moi. »

    « D’un rapide coup d’œil, je scruta la vampire. Son visage était inexpressif, à quoi pouvait-elle bien penser ? Elle m’intéressait elle et sa race ainsi que leur coutume. C’était bien la première fois que j’étais pris d’autant de curiosité à l’égard d’un loup qui plus est, une louve. »


    - Rozan, puis-je te questionner sur ton peuple ? Qu’est-ce ça fait… d’être immortelle ?

    « Vivre éternellement, qui n’en avait jamais rêvé ? Mais, était-ce aussi beau qu’on le penser ? N’était-ce pas plutôt en enfer ? Ne jamais vieillir contrairement à ses proches, rester jeune tandis qu’eux vieillissent et prennent des rides. Et finalement survivre tandis qu’eux périssent. Etait-ce réellement un cadeau ? L’immortalité peut être bien mesquine.»

    « Reportant mon attention sur Rozan, je fixa de nouveau son visage, prêt à déceler n’importe quel expression. Cette louve me faisait penser à ma propre mère, Silver. Imperturbable et de glace, elle ne laissait filer aucune émotion. Il était impossible de comprendre à quoi elle pensait. Finalement, j’associa Rozan à Todoky. Tous deux m’avait arraché un être cher, rendu mauvais mais, était-ce réellement une mauvaise ? Grâce à Todoky, j’avais pu devenir le loup que j’étais réellement, un démon de feu. Et Rozan ? En tuant Rubis, elle m’avait enlevé ma dernière attache, mon unique faiblesse. Plus rien ne pouvait me blesser désormais. Elle m’avait… libérer. »

    - Parle-moi de toi.

    « Ces mots sortirent tous seul de ma gorge, enveloppé de ma douce voix d’ange contrastant mielleusement avec la personne que j’étais. Je ne me rendis compte de mes paroles que quelques instants après mais, je ne les regrettais pas. Qu’elle me parle d’elle, je voulais en savoir plus, je voulais tout savoir. Avide de connaissance que j’étais. Je voulais découvrir cette louve immortelle, savoir qui elle était réellement. »
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MessageSujet: Re: Asservissement [ Libre ]   Jeu 9 Aoû - 21:07

Il m'invita à venir m'asseoir près de lui. Je me demandais pourquoi : après tout, je lui avais causé plus de tard qu'autre chose, en le privant une fois pour toute de sa soeur . . . Mais je n'aurais jamais imaginé que Spry puisse me poser cette question. Ce qui me prouvait une fois de plus que je n'étais pas au bout de mes surprises.

- Rozan, puis-je te questionner sur ton peuple ? Qu’est-ce ça fait… d’être immortelle ?

Cela me surpris. D'ailleurs, ma crinière se leva légèrement. Lui parler de mon peuple . . . Tous ces contes d'enfants, toutes ces légendes, tous les enseignements de nos aïeux décédés . . . Depuis combien de temps n'avais je pas raconter une partie de notre istoire à quelqu'un ? D'ailleurs, même le peu de vampires actuels ne pensent plus à nos origines . . . J'étais quasiement sure que Daren et Nik ignorait nos anciennes coutumes. Ce qui était fort regrettable . . . Je ne savais pas comment répondre à sa question. L'immortalité. Etaitce bien ou mal ? Beaucoup ont cherché à l'atteindre. Mais l'avis sur ce sujet différe d'un individu à l'autre. Pour certains, c'est un cadeau de la nature, pour dautre, un fardeau de tous les jours à porter sur leurs maigres épaules. Je n'avais jamais cru pouvoir exposer mon point de vu sur l'immortalité . . . surtout pas avec un mortel qui plus est, un Gwanfire. Mes yeux gris perles fixèrent le sol pendant quelues secondes, le temps pour moi de trouver les mots, puis je regardais sereinement l'horizon. D'une voix douce, mais neutre, je répondis :

L'immortalité . . . Et bien par moment, nous sommes bien contents de pouvoir vivre plus longtemps que les autres. Mais avec le temps, nous voyons des choses que nous aurions préférés ne pas voir . . . Enfin. On oublie rapidement que nous sommes immortels lorsqu'on vit en groupe. Du moins, ça passe mieux, et on souffre moins . . .

C'était vrai. Les Vampires ont toujours vécu en meute . . . du moins jusqu'à présent.Nous avions toujours vécu à un seul et même endroit, qui fut détruit, et inhabitable à tout jamais. Je me souvenais encore de mon enfance, de mes frères, et de mes soeurs, de ma famille, de mes proches, des autres Vampires . . . Quand on y repensait bien, cela remonte à pas mal de temps déja. Comme le temps passe vite d'ailleurs . . . Mais en tant que Vampire nous avions perdu la notion du temps, après tout, nous avions l'éternité devant nous ! Pourtant nous profitions de chaque minutes, que dis-je ! secondes passées sur cette Terre.

- Parle-moi de toi.

J'allais de surprise en surprise. Sa voix était différente, douce et mielleuse. Comme celle d'un ange . . . Je ne pensais pas une seule seconde que Spry auait pu un jour me parler avec ce genre de ton. Mais ce qu'il me demandait me surpris davantage. Que je lui parle de moi ? Que pouvais je bien lui dire ? Que j'étais une Vampire, que j'avais un fils, je venais d'arriver dans la meute, et pour finir que j'avais tué sa soeur ? Tout cela il le savait déja. Non, cela devait être plus profond. Surement . . . Mais je ne savais pas par où commencer, et surtout, j'ignorais ce que je pouvais bien lui dire. Que voulait-il vraiment savoir sur moi ? Il y avait tant à dire. Tous les Vampires ont une histoire bien différentes de leurs propres camarades de clans, moi y compris. Je finis par le regarder, par plonger mes prunelles argentés dans ses yeux de braises. Un air étonné, mais sans crainte, j'étais juste surprise. Mais je radoucis mon regard et répondis d'une voix neutre :

Cela dépend de ce que tu veux savoir. Si tu me donnais un point de départ, ça m'aiderait peut-être.

La plupart des Vampires ne se souviennent plus très bien de leurs premières années de vie, ou bien encore d'évènements divers, nous avons tendance à vivre beaucoup de choses, et de ce fait, il est très difficile pour certains d'entre nous de se rappeller l'intégralité de sa vie. Voila un autre inconvénient de l'immortalité, on oublie certaines choses.
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MessageSujet: Re: Asservissement [ Libre ]   Jeu 9 Aoû - 22:25

    « Suite à ma question, Rozan sembla quelque peu mélancolique. Elle avait du voir tant de chose… Son expérience de la vie, voilà ce qui m’intriguer. Sa vision de la vie, je voulais la connaître. Tout devait être vu d’un autre œil lorsque l’on se savait immortel. On regardait le monde grandir, s’enfoncer dans l’horreur et la damnation. Et on y assistait, impuissant. Voilà ce que je pensais en partie de l’immortalité mais, avais-je réellement mon mot à dire ? Je ne pouvais comprendre ces loups. Cependant, leur solitude se rapprochait de la mienne bien qu’elle ne pouvait être réellement comparée. J’étais seul, mais par choix. Eux, ressentaient la solitude de la vie. Quand à moi, je ne pouvais tout simplement guère côtoyer mon espèce, mon clan. Mais ça, personne ne l’avait jamais réellement compris. Seul Seikyo mais, elle avait disparue. J’aurais aimé passer davantage de temps avec cette louve, sa présence avait su m’apaiser. Mais, tout ceci n’était plus que des souvenirs et appartenait au passé. Le passé… Un mot si court entourant tant de chose. Le mien n’était guère glorieux. Tout avait pourtant si bien commencé. Un début d’enfance banal, des parents aimants, une sœur bienveillante puis la tache qui vient gâcher le tableau. Dans mon cas, cette tache fut l’assassinat de mon père, Cameron. Un assassin qui se fait assassiner, quel comble. Au début, je voyais ce meurtre comme une abomination, un blasphème envers ma famille. Puis j’ai grandis. J’ai compris. Mon père n’était qu’un faible. Ce Todoky n’était qu’un misérable. Je le sais bien, c’est moi qui l’ai tué. Mais ce que je ne comprends guère, c’est comment mon père a pu se faire tuer par un être aussi piteux que lui. Il me faisait honte. Comment ma mère avait pu aimer un être aussi misérable ? Je ne comprenais pas. Je ne comprenais plus cette meute ni ce monde. Partout où j’allais, je me sentais étranger. Comme un fou enfermé dans une cage, cette prison qu’étais la vie. Je n’y portais guère d’importance, je me contentais de survivre, voilà tout. Alors une vie immortel ? Cette dernière ne pourrait que m’ennuyer. »

    « Ce fut à partir de la mort de mon père –aussi ironique fut-elle- que ma vie bascula pour toujours. Et j’en étais heureux, j’étais enfin moi-même. Un lion de feu au cœur de glace. Je n’aimais pas, je ne faisais que haïr. Voilà là l’une des choses que je savais le mieux faire. Ainsi que tuer, bien évidemment. Ma vie n’était qu’enchaînement d’évènement funeste. Bien accablante en réalité. Mais je m’en contentais, c’était la vie que je menais après tout. Que pouvais-je bien faire d’autre ? Dire que deviendrais bientôt Bêta de cette meute, j’avais encore du mal à m’y faire. Néanmoins, je n’étais guère presser d’être promu à un tel poste. Devenir le bras droit de BadHell ? Et puis quoi encore. Jamais je ne serais son second. Je laissais ce job à ma mère. Bien que je n’appréciais guère mon neveu Devil, je préférais encore être sous son service à lui plutôt que celui de son père. Au moins, Devil et moi avions cette chose en commun ; cette haine incandescente pour l’Alpha. »

    « Et pourtant, le destin s’avérait encore joueur à mon égard. Qui aurait cru que je me retrouverais un jour à discuter paisiblement avec la meurtrière de ma sœur ? Mais avec le recul, je voyais les choses sous un angle différent. Je ne lui en tenir plus rigueur d’avoir tué Rubis. Après tout, c’était pour sa propre survie, un geste donc compréhensible. Mais, ce n’était guère cette raison qui m’avait poussé à pardonner à Rozan. Bien que la mort de Rubis m’a énormément chambouler, elle m’a aussi libérer. Cette louve était mon seul point faible, elle me rendait vulnérable face à mes ennemis. Sa mort était donc un avantage. Oui, sans doute me trouverez-vous sans-cœur de penser une telle chose mais, vous aviez bien raison. Cela faisait bien des années que j’avais perdu mon cœur –encore fallait-il que j’en ai eu un à une époque-. »

    « Peut-être m’étais-je évader trop longtemps dans mes songes ? Revenant à la réalité, je repris mon observation de la louve vampire. Elle ne m’avait toujours pas répondu. Bien, cela signifiait que mon esprit c’était absenté qu’un court instant. Tant mieux. Fixant sereinement l’horizon, Rozan accueillit mon retour à la réalité par sa réponse à ma question quelque peu complexe. — L'immortalité . . . Et bien par moment, nous sommes bien contents de pouvoir vivre plus longtemps que les autres. Mais avec le temps, nous voyons des choses que nous aurions préférés ne pas voir . . . Enfin. On oublie rapidement que nous sommes immortels lorsqu'on vit en groupe. Du moins, ça passe mieux, et on souffre moins ...—Oui, l’immortalité avait ses avantages tout comme ses désavantages. Etrangement, je ne doutais pas du fait que l’immortalité pouvait être cause de souffrance. Certes, la souffrance physique était sans importance mais, il ne fallait pas oublier la souffrance psychique, celle du cœur et l’esprit, la pire de toute. Vivre en groupe… cela aidait-il vraiment ? Et son groupe d’ailleurs, où était-il ? Rozan ne s’était-elle pas présentée seule à l’Alpha ? Je préféra garder cette interrogation pour plus tard. »

    « Ma seconde question sembla encore plus surprendre Rozan. Peut-être à cause de ma voix. Sans faire attention, je m’étais détendu et laisser apparaître ma véritable voix. Je la détestais. J’étais un démon, comment cela se faisait-il que j’avais hérité d’une telle voix ? Une voix d’ange. Jamais personne dans ce clan ne l’avait entendue –mis à part ma mère-. A vrai dire, peu de personne avait pu avoir la chance d’entendre autre qu’un grognement sourd s’extraire de ma gorge. Je parlais si peu. Et, il y avait une raison pour cela. Tout d’abord, je n’aimais guère parler pour des choses futiles, je n’aimais pas parler tout court, une perte de temps. Et généralement, je n’avais guère de chose à dire, le silence était mon allié. De plus, l’autre raison était ma voix. Si claire, pure et innocente… Elle ne me convenait pas. Et pourtant, j’en avais hérité. Les rares fois où je prenais la parole, je m’efforçais d’adopter un timbre de voix suave et froid. C’était mieux ainsi. Mais ayant relâché mon attention, j’avais laissé cette voix angélique paraître. Pitoyable. »

    « Finalement, la louve plongea son regard dans le mien. Profond étaient ses yeux, ils avaient vus tant de chose dont certaines qu’ils aimeraient mieux oubliés. Ses prunelles argentées m’interpeller. Je n’avais jamais vus de pareils iris. Finalement, son regard auparavant étonné se radoucit et Rozan me répondit, une nouvelle fois. — Cela dépend de ce que tu veux savoir. Si tu me donnais un point de départ, ça m'aiderait peut-être.— Laissant un maigre sourire jaune apparaître sur mon visage, je fixa Rozan les pupilles luisantes. Elle était définitivement intéressante et m’intriguer d’autant plus. »

    - Exact, ma question était vague. Je voulais dire par là que je souhaitais en savoir plus sur ton passé, ton enfance de louveteau vampire. Comment as-tu grandis avec cette étrange particularité. Et comme tu l’as toi-même évoqué, je veux en savoir davantage sur ton groupe. Car, tu t’es présentée seule à l’Alpha, pas vrai ? Où sont les autres ?

    « Maintenant que la louve connaissait ma réelle voix, il n’était plus nécessaire de la cacher. Ainsi, je laissa mes cordes vocales chantonnaient cette douce voix d’ange jusqu’à la louve. J’étais peut-être indiscret, je l’admets. Mais je voulais savoir, je voulais connaître cette louve, son espèce. C’était bien rare qu’une chose attire autant mon attention. Mais, il y avait une première fois à tout. »

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MessageSujet: Re: Asservissement [ Libre ]   Ven 10 Aoû - 15:22

Un petit sourire jaune naquit sur le Visage de Spry. Il m'avait fait entendre sa voix, sa réelle voix qui était totalement différentes de tout à l'heure.

- Exact, ma question était vague. Je voulais dire par là que je souhaitais en savoir plus sur ton passé, ton enfance de louveteau vampire. Comment as-tu grandis avec cette étrange particularité. Et comme tu l’as toi-même évoqué, je veux en savoir davantage sur ton groupe. Car, tu t’es présentée seule à l’Alpha, pas vrai ? Où sont les autres ?

Mon enfance. Je résumais dans ma tête comment j'avais vécu le fait d'être Vampire. En réalité, cela ne différait pas de l'enfance d'un louveteau ordinaire qui vivait dans une meute. Seulement nous chassions régulièrement, le soir venu, les Chasseurs de la meute partaient, laissant les jeunes dans les soutterains, seuls, ais pas livrés à eux même. La chaleur d'un foyer, les jeux des louveteaux, les entrainements quotidiens à la chasse, les stratégies élaborées pour chasser des loups solitaires ou encore en petit groupe. Dès notre plus jeune âge, nous étions entrainés pour devenir de redoutables chasseurs, et ainsi pour pouvoir survenir à nos besoins. Mais le fait de ne pas vouloir absorber la moindre goutte de sang, m'avait retardée, et surtout affaiblie. Aujourd'hui encore j'en ai gardé quelques séquelles, même s'il est difficile de les détecter. Je ne le quittais pas des yeux, et répondis :

J'ignore où sont mes camarades, et s'ils sont encore vivants.

Mais je le souhaitais réellement. Je souhaitais sincerement qu'ils soient tous sains et saufs. Après une courte pose, je commençais le récit de ma vie. D'un ton neutre, laissant tout de même percevoir quelques émotions :

Tu l'ignores peut-être, mais avant, nous aussi nous avions notre propre territoire. Des souterrains, et c'est là bas que j'ai grandi. L'enfance d'un Vampire n'est pas très différente d'un louveteau ordinaire. Je te l'ai déja dit, nous vivions en meute alors nous nous sentions normaux. La journée dans les tunnels et galeries, et la nuit à l'extérieur, nous chassions.

Je marquais une autre pause. Ces souterrains me manquaient, j'aurais voulu y retourner, mais notre départ avait été un peu précipité. Les survivants de la catastrophes, étaient tous affamés, moi y compris. Ce fut l'effusion de sang provoquée par la guerre de Wenfile qui nous attira sur ces terres. Et c'est à ce moment que nous avions commencé à frapper un peu partout, en petits groupes ou seuls. Je repris, laissant échapper un petit rire amusée :

Ce que je vais te dire va te paraitre stupide, mais de toute la meute, j'étais la seule à ne pas boire de sang. Dès mon plus jeune âge, j'étais mise à l'écart, et rapidement, je faillis perdre la vie . . . Voila pourquoi je comprends l'aversion des autres pour le fait de boire du sang.

C'était vrai. Je faillis être happer par la mort. Mais grâce à "Ray", je pus survivre.
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MessageSujet: Re: Asservissement [ Libre ]   Ven 17 Aoû - 23:06

    Observant Rozan de mes prunelles ensanglantées, je la laissa dans sa nostalgie. Certains souvenirs étaient précieux et mérités d’être savourés. Respectant les souvenirs du passé, je ne la dérangea guère dans sa nostalgie. Moi-même il m’arrivait de replonger dans les souvenirs du passé. Certains m’apaisaient tandis que d’autres pouvaient me rendre enragé. Chaque souvenir avait sa particularité propre. Le souvenir était le parfum de l’âme. Du moins, c’est ce que j’aimais croire. Des souvenirs, c’étaient tout ce qui me rester. Le présent qu’était la vie ne m’intéressait pas. C’était sur ce point que je ne comprenais pas Rozan. Que je ne comprenais pas le fait de vouloir être immortel. Pour quelqu’un moi, l’immortalité ne serait qu’un cadeau empoissonné. Si je n’aimais pas la vie, pourquoi vouloir la retenir ?

    La mort qui m’attendait était une libération. Mais peu importe combien je le désirais, je ne pouvais encore l’atteindre. Ma vie n’était qu’à son commencement. J’avais encore des choses à accomplir. Remplir mon rôle de Bêta par exemple. Je me devais de succéder à ma mère. C’est ce qu’elle souhaitait et je lui devais au moins ça. Je comprenais le désir qu’avait été celui d’Adelle, celui de mourir. J’étais heureux d’avoir pu lui faire ce cadeau, celui qu’était la mort. Au moins maintenant, elle devait être heureuse, c’était ce que j’espérais du moins.

    Finalement, le regard glacé de Rozan rapatria mon attention sur cette dernière. Je m’étais fait avoir par ma propre clémence et avais sombré dans la nostalgie. Sa voix sonnait comme une espérance, une prière pour le ciel. Ses camarades disparus sans même savoir si la mort s’était éprise d’eux. La vie de vampire ne devait pas être facile tous les jours. Sans quitter Rozan de mon regard brûlant, j’écouta avec attention le récit de sa vie.

    Un territoire propre aux vampires et des souterrains, c’était dans ce cadre là que la Rozan actuel avait grandis, entourée d’une meute. Lorsque le jour gouvernait le ciel, ces derniers se réfugiait dans les tunnels et galeries puis lorsque c’était à la lune de régner, la meute sortait de sa cachette et partait chasser. Puis, Rozan vira sur un terrain plus personnel. Un vampire qui ne buvait pas de sang ? Voilà une chose bien étrange. Malgré le fait que l’immortalité lui avait été offerte, la louve avait risqué de perdre la vie par son refus de sang. Le petit rire qu’elle laissa échappée me fit sourire. C’était étrange de voir cette louve rire, elle semblait si froide à l’approche. Mais peut-être que tout ceci n’était qu’une carapace. Qui était la véritable Rozan ? C’était ce que j’essayais de découvrir.


    « Alors comment as-tu fait pour survivre ? Toi qui n’aimais pas boire de sang, qui t’as fait changer d’avis ? » interrogeais-je.

    Aucune méchanceté n’était audible dans ma voix, seul un calme olympique et une sérénité. Je pouvais paraître indiscret mais, je n’avais pas de mauvaise intention. Seulement celle de mieux connaître Rozan.

    « Et ton groupe alors, celui avec lequel tu vivais jusqu’à… rejoindre les Gwanfires. Comment les as-tu rencontrés ? »

    C’était étrange. Je m’intéressais réellement à cette louve. D’ordinaire, nuls loups ne parvenaient à captiver mon attention, ils n’étaient que des ombres qui se faufiler dans mon champ de vision, je ne leur prêtais aucun attention. Mais cette fois-ci était différente, je m’intéressais à Rozan, je voulais comprendre sa vie.
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MessageSujet: Re: Asservissement [ Libre ]   Sam 18 Aoû - 13:06

« Alors comment as-tu fait pour survivre ? Toi qui n’aimais pas boire de sang, qui t’as fait changer d’avis ? »

Spry me tendit une perche. Celle de me rappeller de mon sauveur. Mon ami le plus proche. Dans ma tête, je tentais de faire revivre mon enfance, notre rencontre, comment il m'avait sauvé, et ce qu'il avait fait pour moi. C'était un mortel contrairement à nous, il avait une durée de vie limitée. Pourtant, lorsqu'il nous a abordé pour la première fois, il n'arborait pas la même expression de peut et de terreur qu'on la plupart des mortels lorsqu'ils tombent nez à nez avec les Vampires. Non. Lui, il s'était approché, serein et calme, sans craindre que l'un des miens ne lui saute au cou et ne le tue. Non. Il s'était présenté au controleur de l'époque, et ce dernier lui indiqua l'endroit où je me trouvais. Dès que nos regards se sont croisés, je sus qu'il ferait de grandes choses. Je fermais les yeux pendant quelques secondes, tentant de revoir le visage du Ray. Sans succés. le jour de son départ, il avait effacé la mémoire de tous les Vampires, pour que personne ne se souvienne de lui . . . à part moi. D'une voix calme et sereine, je lui répondis :

Un jour, un étranger s'est présenté à la Meute. Il se nommait Ray. C'est à lui que je dois la vie, il m'a appris à surmonter cette aversion. Et Dieu seul, s'il éxiste sait combien de temps cela à pris . . . Mais lorsqu'il eut réussi à me sortir des griffes de la mort, il disparut. Tu peux demander à tous les Vampires survivants, aucuns d'eux ne se souvient de lui.

« Et ton groupe alors, celui avec lequel tu vivais jusqu’à… rejoindre les Gwanfires. Comment les as-tu rencontrés ? »

Mon groupe ? Il me semble que nous nous sommes rencontrés lors de jeux, ou encore, lors des chasses. Je me souvenais de Lex, Scaty et Saima. Il me semble que ce furent avec eux, que je commençais à chasser, ou encore à jouer. Tandis que Shade et BloodSoul étaient toujours à l'écart. Mais petit à petit, notre petit groupe se forma. Nous n'étions peut-être pas nés de la même année, mais il n'y avait pas de grandes différences physiques. Ah ! et j'oubliais Daelle ! mais lui, nous n'avions jamais cherché à l'approcher. D'ailleurs, nous le connaissions moins bien que les autres. Toujours sur le même ton, j'ajoutais :

Nous avons grandi ensemble. Et par miracle, mes amis d'enfance, proche ou moins proche, furent les rescapés de la catastrophe.

Cela me faisait pensé à quelque chose. Je revoyais encore les visages désespérés de nos compagnons, qui n'avaient pas pu sortir à temps, leurs corps écrasés, ou encore emportés dans les profondeurs des tunnels, par la rivière souterraine. La chaleur qui se dégaeait du sol, à cause de Volcan, contrasta avec mes pensées. Notre meute avait été engloutie par une masse acqueuse, alors que je me trouvais actuellement non loin d'un Volcan bouillonant. Il devait abriter toute la rage, la force et la colère qu les Gwanfire cachaient au fond d'eux même.
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MessageSujet: Re: Asservissement [ Libre ]   Sam 18 Aoû - 20:41


    Un jour, un étranger s'est présenté à la Meute. Il se nommait Ray. C'est à lui que je dois la vie, il m'a appris à surmonter cette aversion. Et Dieu seul, s'il existe sait combien de temps cela à pris . . . Mais lorsqu'il eut réussi à me sortir des griffes de la mort, il disparut. Tu peux demander à tous les Vampires survivants, aucuns d'eux ne se souvient de lui.

    C’était le récit d’une vie. Le récit de sa vie à elle. Ainsi, Rozan devait sa vie à un dénommé Ray. Comme un mortel pouvait-il dompter l’immortel ? C’était intéressant. Mais le plus intéressant restait le fait que ce dénommé Ray ait réussi à partir sans qu’aucun loup ne conserve de souvenir de lui. Leur avait-il effacé la mémoire ? Ce dénommé Ray était un loup très étrange et je doute qu’il soit un loup comme les autres. Je veux dire, on n’efface pas la mémoire d’une meute de prédateur en un battement de cil. Peut-être un pouvoir hors du commun ? Cela restait étrange. Ray… Ce loup devait renfermé bien de secrets.


    Puis Rozan répondit à ma seconde question concernant sa meute ou plutôt son groupe. Ainsi, ils avaient grandis ensemble. Mais ce que je ne comprenais pas c’était pourquoi avoir formé un petit groupe alors qu’ils étaient tout une meute, quels étaient leurs intérêts dans tout ça ? Je ne comprenais pas vraiment. Heureusement, Rozan éclaira ma lanterne. Une catastrophe avait eu lieu ? Rozan continua et m’expliqua que les rares rescapés furent ses amis d’enfance. Je vois, ainsi toute sa meute avait péri dans un cataclysme.

    « Navré pour ta meute. » déclarais-je à l’intention de Rozan.

    Je ne lui en demanda pas davantage, ne souhaitant guère lui remémorait de nouveau ces souvenirs peu prospère. J’avais un minimum de conscience. J’avais sûrement d’autres questions à lui poser mais, peut-être Rozan n’appréciait pas toutes ces choses. Puis je pensa à un échange. Après tout, Rozan m’avait dévoilé bien des choses sur son passé et qu’elle n’avait sûrement pas révélé à beaucoup de loup. Il fallait apprendre à partager.

    « Je t’ai posé beaucoup de question sur ton passé, certaines te remémorant de mauvais souvenirs. Et tu y as répondu sans broncher. Donc si tu veux, on peut échanger les rôles pour un certains temps. Pose-moi les questions que tu souhaites, j’y répondrais en toute sincérité. » déclarais-je d’une voix sereine.

    J’étais prêt à lui faire ce cadeau pour s’être ouverte à moi. Mais, étais-je réellement préparé à faire de même ? Je ne m’étais jamais confié à quiconque. C’était une première pour moi et je ne savais pas comment m’y prendre. Enfin après tout, peut-être que Rozan refuserait de se prendre au jeu. J’attendais donc sa réponse pour savoir ce qu’il allait se passer désormais. Si l’interrogatoire allait changer de destinataire ou non.
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MessageSujet: Re: Asservissement [ Libre ]   Lun 20 Aoû - 14:38

« Navré pour ta meute. »

Je hochais la tête de droite à gauche. Le fait qu'un mortel, qui plus est, un proche d'une de mes victimes, ressentait ce genre de chose par rapport à mes camarades décédés, me surprenait, certes, mais de plus, il n'avait aucunes raisons de l'être. Notre meute avait fait beaucoup de mal, en y étant, dans un certain sens, obligée, et c'était surement la première fois, qu'on était désolé du malheur qui s'était abbatu sur nous. Mon coeur se serra. Je ressentais les mêmes émotions qu'avant, aumoment du drame. Du chagrin, de la tristesse, et un grand vide. Les mêmes vampires, avec qui la veille j'avai chassé, étaient tous morts,en une seule nui. C'était dur, trop dur. Et impensable. Malgré la douleur qui m'envahissait peu à peu, je me reufsais de pleurer, j'avais versé trop de larmes, pour trop des miens. Et je savais que certains d'entre eux, ne voulaient pas me voir avec une tête d'enterrement, car on m'avait souvent répété, que c'était un sourire énigmatique qui m'allait le mieux . . . D'une voix sereine, Spry m'annonça :

« Je t’ai posé beaucoup de question sur ton passé, certaines te remémorant de mauvais souvenirs. Et tu y as répondu sans broncher. Donc si tu veux, on peut échanger les rôles pour un certains temps. Pose-moi les questions que tu souhaites, j’y répondrais en toute sincérité. »

Découvrir le passé de Spry. Il me tendait une perche, celle de me raconter, à son tour son histoire. Une histoire qui, devait être composée, elle aussi de souffrances multiples. Mais s'il me l'vait proposé, c'étai qu'il se sentait surement prêt à se confier. Je plongeais mon regard gris perle dans ses yeux ardents, et lui répondis d'une voix tout aussi sereine que la sienne :

Si tu y tiens . . . J'aimerais savoir, comment as tu fait pour arriver où tu es maintenant. Je veux dire, ton enfance, et ta famille, quels liens as tu eux avec tes proches ?

Les relations entre Vampires étaient complexes. Nous avions tous notre propre caractère, et bien sur, il y en avait qui étaient plus marginaux que d'autres . . . Une famille. Les Vampires ne pouvaient avoir qu'un seul enfant, de toute leur vie, voila pourquoi, mes "frères" n'étaient pas vraiment mes frères de sang, mais des Vampires que mes parents avaient adoptés. Ils nous avaient élevés ensemble, et c'est pour cette raison que nous nous considérions comme frères et soeurs de "sang et de coeur". Mais ils sont morts, dans d'autres conditions que celle des autres membres de la meute. Lors q'une expédition, nous avions été attaqués par des mortels, et comme nous n'étions que des jeunes, et en pleine journée, nous étions en infériorité . . . Mes frères adoptifs sont morts, mais mon père est arrivé juste à temps pour me sauver. Je m'en étais toujours voulue de ne pas avoir été suffisemment forte à l'époque pour les protéger . . .
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MessageSujet: Re: Asservissement [ Libre ]   Lun 20 Aoû - 23:34

    Qui était réellement au courant de mon histoire, de tout ce que j’avais pu vivre ? Peu de personne, aucune même. J’avais toujours gardé cette histoire, mon histoire au fond de moi pour que jamais personne je la découvrir. Personne n’était apte à comprendre ni même digne de l’écouter. Qui voudrait la connaître de toute manière ? Tous me craignaient et aucun n’osait n’approcher. Je les terrifiais tous ces pauvres petits loups craintifs. Sur mon passage ils baissaient tous la tête pour me laisser passer, tel un roi devant ses sujets. Tous craignaient mon ascension au rang de Bêta et ils avaient bien raison. Mais le plus étrange était cette louve qui ne frémissait pas devant moi. Elle n’avait à frémir devant personne, c’était à nous de la craindre. Je m’apprêtais à faire sauter les verrous qui avaient scellé mon passé et me confier à Rozan, lui contais l’histoire d’un jeune loupiot devenu fils de la haine et du sang. Mon histoire.

    Les questions de la louve immortelle commencèrent à fuser. J’écouta chaque questions dans le silence, les étudiant et les retournant dans mon esprit. Comment avais-je fais pour en arriver où en j’en étais aujourd’hui ? Très bonne question. Réponse : la haine. Développant son interrogation, la louve me parla principalement de mon enfance, ma famille et mes proches. Au mot ‘proche’, un rictus cynique se mit à abriter mon visage. Quels proches ? Je n’en avais aucun et n’en avais guère besoin. Par où commencer ? Le commencement peut-être, ma tendre enfance, mes tous premiers jour, les seuls innocents que j’avais pu vivre.

    « Ma famille avait tous ce qu’il y avait de plus normal. Un père assassin qui se nommait Cameron, une mère Bêta du nom de Silver que tu as peut-être déjà rencontré et une sœur, une petite sœur du nom de Rubis. Tout allait bien au début, je vivais tranquillement mon enfance, baignant dans l’insouciance. Puis tout bascula une matinée d’hiver. Mon père se fit assassiner. Le comble pour un assassin. Dès lors, mes jours heureux cessèrent et je commença à sombrer. Je ne voulais qu’une chose, la vengeance. Faire payer ce loup pour l’acte qu’il avait commis. Ce jour là, j’appris ce qu’étais la haine, la colère et le désir de vengeance. Ce jour-là, je quitta précocement le monde de l’enfance. »

    Ma voix était terne mais calme. Ce n’était qu’une histoire après tout. Histoire de ne pas avoir à subir d’autres questions par la suite, je préférais lui conter toute mon histoire. Du jour de ma naissance jusqu’à aujourd’hui.

    « Le jour de mes un an, je pus enfin prendre ma revanche et goûta pour la première fois au sang. Une guerre avait éclaté entre deux meutes dont celles des Gwanfires. Je fus envoyé sur le front et accomplis ce qu’on attendait de moi. Hors, je ne m’arrêta pas là. Cela faisait quelques semaines que j’avais retrouvé l’assassin de mon père, n’attendant qu’une occasion de le tuer. Cette guerre était parfaite. Je retrouva donc le loup du nom de Todoky, l’isola dans un endroit reculé et le tua. Je n’avais jamais pris de plaisir à tuer. Et pourtant, en ôtant la vie à ce loup, je fus comblé de désir. J’avais ressenti de la joie, du plaisir et un pouvoir incroyable. »

    Je ne me qualifiais guère de psychopathe. Mais, le jour où vous pouviez enfin prendre votre revanche que vous prépariez depuis des années, vous ne pouviez qu’être heureux d’avoir enfin exaucé votre souhait. J’avais venger mon père. A l’heure d’aujourd’hui, je ne gardais pratiquement aucun souvenir de mon père. Seulement une image d’un loup sortant sous une tempête pour transmettre un message des plus importants à l’Alpha. C’était ce jour-là que mon père avait été tué. A présent, je ne ressentais que de la honte et de la gêne à son égard. Comment mon père avait-il pu se faire tuer par un incapable tel que Todoky ? Cela me restait en travers de la gorge. Heureusement, j’avais pu sauver l’honneur de la famille. Arrêtant de fixer les prunelles de Rozan, je me remis à observer le panorama. Et c’est perdu dans ce paysage que je continua mon récit, celui de mon histoire.

    « Après cet épisode, ma sœur commença à s’éloigner de moi. J’ignore pourquoi elle s’est soudainement mise à l’écart. Peut-être avait-elle pris conscience du loup que je devenais et préférait prendre ses distances avec moi. Je pouvais encore comprendre cela mais, elle alla plus loin et fit quelque chose d’impardonnable. Attristée par le décès de mon père et le déchirement de ma famille, Rubis alla trouver du réconfort dans les pattes de l’Alpha et tomba même amoureuse de ce dernier. Je ne lui pardonna jamais cette trahison. Je l’aimais. Et lui donna même une descendance. Elle n’avait servi qu’à ça, il l’avait tout bonnement utilisé, se foutant de ses sentiments. Ce crétin ignorant…il n’avait même pas su aimer ma sœur comme elle le méritait. »

    Voici donc les origines de ma haine profonde pour BadHell. Il m’avait volé ma sœur, arracher ma seule source de bonheur et unique lumière dans néant qu’était devenue mon âme. L’éloignement de Rubis me plongea dans un silence de mort, je l’avais perdue. J’aurais pu tout accepter mais pas de la perdre. Ma haine ne fit qu’augmenter, ma colère était devenu trop grande et mon pouvoir instable. Il suffisait qu’une émotion trop forte m’envahisse pour que des parties de mon corps se transforment en lave et dégoulinent vicieusement sur le sol. J’étais une véritable malédiction.

    « Puis ma sœur mourut. De tes crocs. Mais tu lui avais néanmoins laissé quelques souffles de vie. C’est moi qui ai trouvé son corps et partager ses derniers instants avant qu’elle ne meurt blottit contre moi, comme lorsque nous étions enfants et qu’elle faisait un mauvais rêve. Dans ces moments-là, elle venait toujours me réveiller pour que je la réconforte, sèche ses larmes et lui fasse de nouveau retrouver le sourire. Puis elle s’endormait contre moi, un sourire aux babines jusqu’à se réveiller le lendemain. Sauf que cette fois-là, elle ne s’est pas réveillée. »

    Je ne lui en voulais plus, je la voyais désormais comme celle qui m’avait libérée de mon ultime point faible, Rubis. Que pouvais-je craindre désormais ? Je n’avais plus aucun point faible.

    « Rubis morte, j’ai commencé à perdre le peu de raison qu’il me restait et me suis mis à haïr le monde. La haine et la colère étaient mes crédos. Je ne jurais que par elles. Je suis devenu un fils de la haine et je sais qu’il est trop tard pour revenir en arrière mais, cela m’importe peu. J’ai l’impression d’être moi-même désormais, d’être celui que j’étais destiné à être. Rubis était ma seule attache dans ce monde. Maintenant qu’elle était morte, je n’avais plus rien. En la tuant, tu as supprimé ma dernière faiblesse. Je ne crains plus rien, je laisse simplement la vie s’écoulée en attendant patiemment le jour de ma mort. »

    Ce n’était pas un discours des plus gais mais, c’était ma vision de la vie. Je ne l’appréciais guère, je n’avais goût à rien. Seulement à la colère et la haine. Je ne savais pas aimer, j’avais oublié. Je ne pouvais que haïr et tuer. Triste vérité. Mais, cela me convenait, je n’avais pas besoin de grand-chose.

    « Voilà, tu connais maintenant ma vie ou du moins, les majeurs parties. Il n’y a rien d’autres de vraiment très intéressant à dire, ma vie n’est pas des plus exceptionnel, je ne suis qu’un loup parmi un autre. Cependant, j’ai omis de t’exposer ma relation avec ma mère mais, j’ignore ce qu’elle est désormais. Avant nous étions proche, énormément même. Elle m’a formé pour être le futur Bêta de la meute, rand que j’ai accepté uniquement pour perdurer la tradition familiale. Mais, elle aussi s’éloigne de moi. Elle a compris de j’étais dangereux. Je sais qu’elle m’aime mais, elle me craint aussi. Et oui, même ma propre mère est horrifiée par ce que je suis devenu. Elle aimerait que je redevienne ce louveteau innocent mais, c’est trop tard. J’ai été trop marqué par la vie. »

    Voilà, c’était mon histoire. Ou du moins, les parties qui méritaient d’être contées. J’avais cependant omis de parler de mes histoires relationnelles. Mais, ce n’était pas réellement un sujet qui me tenait à cœur. J’avais eu des aventures, beaucoup même mais rien de sérieux, aucune ne valait la peine que je lui prête davantage d’attention. Seule deux louves avaient su se différencier des autres. Mais à l’heure actuelle, elle était morte. L’une avait disparue quand à l’autre, je l’avais tuée. Le première se nommait Seikyo et était une louve Gwanfire d’une rare beauté. Je la connaissais depuis mon enfance. Je l’avais rencontré quelque temps après le meurtre de mon père. Elle aussi s’était emmurée dans le silence. Nous n’échangions que de dialogues de sourd mais cela m’allait très bien. Nous nous transmettions nos pensées par au travers de nos yeux. Nous étions parvenus à établir un lien unique. Mais, Seikyo avait disparu du jour au lendemain. C’était dommage, je l’appréciais. Elle seule avait réellement su attirer mon attention. Puis, je rencontra Adelle, Alpha des Leafegons. J’avais pour mission de l’assassiner. Mais ce que j’ignorais, c’était que cette louve était éperdument amoureuse de moi. Comment ? Je l’ignore mais le fait était là. Elle m’avait observé de loin, nourrissant au fil des ours des sentiments amoureux pour celui qui allait être son bourreau. Mais, je ne l’ai pas tué comme j’aurais tué n’importe quel loup. Je lui prêter de l’attention, discuter avec elle pour finalement lui offrir une des plus belles morts qui soient.

    Le regard toujours profondément encrée dans la contemplation du paysage, j’en avais quelque peu oublié Rozan, sombrant doucement dans mes pensées aussi lointaines soient-elles.
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MessageSujet: Re: Asservissement [ Libre ]   Mar 21 Aoû - 16:11

Spry chercha ses mots silencieusement, dans sa tête. Puis, il commença le récit de sa vie, sa voix retrouvant sa neutralité, et son calme. J'allais en savoir pus sur le frère de la seule proie qui m'avait donné du fil à retordre.

« Ma famille avait tous ce qu’il y avait de plus normal. Un père assassin qui se nommait Cameron, une mère Bêta du nom de Silver que tu as peut-être déjà rencontré et une sœur, une petite sœur du nom de Rubis. Tout allait bien au début, je vivais tranquillement mon enfance, baignant dans l’insouciance. Puis tout bascula une matinée d’hiver. Mon père se fit assassiner. Le comble pour un assassin. Dès lors, mes jours heureux cessèrent et je commença à sombrer. Je ne voulais qu’une chose, la vengeance. Faire payer ce loup pour l’acte qu’il avait commis. Ce jour là, j’appris ce qu’étais la haine, la colère et le désir de vengeance. Ce jour-là, je quitta précocement le monde de l’enfance. »

Silver. je l'avais déja vu en effet. Lors de mon admission à la meute des Gwanfire. Cette louve à la crinière noire, à qui j'avais présenté mes excuses, tout en sachant qu'elle n'allait pas me pardonner de lui avoir enlever sa chère fille. Néanmoins, elle les accepta. Mais elle était étrange. J'avais sentie l'odeur du sang, celle de son sang. Pourtan, elle n'avait pas l'air d'être blessée. Je commençais peu à peu à me demander quel pouvait-être le mal qui la rongeait, sans pour autant laisser paraitre des signes extérieurs de faiblesse. Mais il était indégniable que Silver souffrait. De quoi ? je l'ignorais. Le père de Spry, Cameron, avait donc été assassiné. Voila ce qui avait poussé le loup qui se tenait à coté de moi, à sombrer dans les Ténèbres. Je comprenais mieux. Le désir de vengeance. Voila ce qui avait animé Spry.

« Le jour de mes un an, je pus enfin prendre ma revanche et goûta pour la première fois au sang. Une guerre avait éclaté entre deux meutes dont celles des Gwanfires. Je fus envoyé sur le front et accomplis ce qu’on attendait de moi. Hors, je ne m’arrêta pas là. Cela faisait quelques semaines que j’avais retrouvé l’assassin de mon père, n’attendant qu’une occasion de le tuer. Cette guerre était parfaite. Je retrouva donc le loup du nom de Todoky, l’isola dans un endroit reculé et le tua. Je n’avais jamais pris de plaisir à tuer. Et pourtant, en ôtant la vie à ce loup, je fus comblé de désir. J’avais ressenti de la joie, du plaisir et un pouvoir incroyable. »

Une guerre. Alors c'est dans cette guerre que Spry put assouvir son désir, celui de venger son père. Le sang avait du beaucoup couler . . . Mais ce n'était pas encore le moment. Non. Ce n'était pas à cause de cette guerre que notre meute Vampirique avait mis les pattes sur Wenfile. Cela devait être une guerre encore plus ravageuse. Lorsque j'écoutais Spry, j'eus l'impression de converser avec Shade. Il me décrivit la façon dont il élimina le dénommé Todoky. Pourtant, je pouvais comprendre la joie immense qui avait du l'envahir lorsqu'il put se venger. Lorsqu'on désir quelque chose, qu'on le prévoit, qu'on met une stratégie en place, au moment où votre plan aboutit, c'est une euforie générale qui vous envahit. Spry regarda alors le paysage. Je sentis qu'il se détachait peu à peu de la réalité. Mais il continua son récit. Non. Son histoire.

« Après cet épisode, ma sœur commença à s’éloigner de moi. J’ignore pourquoi elle s’est soudainement mise à l’écart. Peut-être avait-elle pris conscience du loup que je devenais et préférait prendre ses distances avec moi. Je pouvais encore comprendre cela mais, elle alla plus loin et fit quelque chose d’impardonnable. Attristée par le décès de mon père et le déchirement de ma famille, Rubis alla trouver du réconfort dans les pattes de l’Alpha et tomba même amoureuse de ce dernier. Je ne lui pardonna jamais cette trahison. Je l’aimais. Et lui donna même une descendance. Elle n’avait servi qu’à ça, il l’avait tout bonnement utilisé, se foutant de ses sentiments. Ce crétin ignorant…il n’avait même pas su aimer ma sœur comme elle le méritait. »

Je découvir alors la haine de Spry pour BadHell. Il aimait sa soeur plus que tout. Et le fait que son Alpha se l'accapare pour l'éloigner de lui, avait ravivé la flamme de la rage, qui s'était temporemment éteitne en lui. En revanche ce que je ne comprenais pas, c'était pour quelle raison Rubis s'était éloignée de son frère. Un pincement au coeur. Cette louve avait eut une famille, un frère qui l'aimait, et des parents tout aussi attentionnés. Bien que son père fut happer par la mort. J'avais eut des parents qui m'avaient aimés de toutes leurs forces, mais mes frères adoptifs, eux furent tués, ainsi que mon père, qui put les venger avant de rendre son dernier souffle. Et pour finir, cette catastrophe. Qui me priva de ma mère. Pire, qui me priva du reste de ma meute. Voila pourquoi je ne comprenais pas.

« Puis ma sœur mourut. De tes crocs. Mais tu lui avais néanmoins laissé quelques souffles de vie. C’est moi qui ai trouvé son corps et partager ses derniers instants avant qu’elle ne meurt blottit contre moi, comme lorsque nous étions enfants et qu’elle faisait un mauvais rêve. Dans ces moments-là, elle venait toujours me réveiller pour que je la réconforte, sèche ses larmes et lui fasse de nouveau retrouver le sourire. Puis elle s’endormait contre moi, un sourire aux babines jusqu’à se réveiller le lendemain. Sauf que cette fois-là, elle ne s’est pas réveillée. »

Au moins, j'avais permis à Rubi et Spry de se rattraper. Ils avaient pu partager un dernier moment ensemble. Une réconciliation.

« Rubis morte, j’ai commencé à perdre le peu de raison qu’il me restait et me suis mis à haïr le monde. La haine et la colère étaient mes crédos. Je ne jurais que par elles. Je suis devenu un fils de la haine et je sais qu’il est trop tard pour revenir en arrière mais, cela m’importe peu. J’ai l’impression d’être moi-même désormais, d’être celui que j’étais destiné à être. Rubis était ma seule attache dans ce monde. Maintenant qu’elle était morte, je n’avais plus rien. En la tuant, tu as supprimé ma dernière faiblesse. Je ne crains plus rien, je laisse simplement la vie s’écoulée en attendant patiemment le jour de ma mort. »

Le peu de raion. Non. je ne le voyais pas comme ça. Si tu avais perdu le peu de raison qu'il t'aurait resté, Spry, tu ne serais pas là à converser avec moi, comme si nous nous connaissions depuis des années. Au contraire, tu m'aurais déja sauté au cou, pour me tuer.

« Voilà, tu connais maintenant ma vie ou du moins, les majeurs parties. Il n’y a rien d’autres de vraiment très intéressant à dire, ma vie n’est pas des plus exceptionnel, je ne suis qu’un loup parmi un autre. Cependant, j’ai omis de t’exposer ma relation avec ma mère mais, j’ignore ce qu’elle est désormais. Avant nous étions proche, énormément même. Elle m’a formé pour être le futur Bêta de la meute, rand que j’ai accepté uniquement pour perdurer la tradition familiale. Mais, elle aussi s’éloigne de moi. Elle a compris de j’étais dangereux. Je sais qu’elle m’aime mais, elle me craint aussi. Et oui, même ma propre mère est horrifiée par ce que je suis devenu. Elle aimerait que je redevienne ce louveteau innocent mais, c’est trop tard. J’ai été trop marqué par la vie. »

Ainsi voila toute l'histoire. Spry. Tu as souffert de la mort de ton père, et voila où cela t'as conduit. Mais tu dois aussi souffrir du fait que ta mère ne te voit plus que comme son fils potentiellement dangereux. J'ignorais si tu souffrais de la solitude, bien que je pensais plutôt que tu avais fait d'elle ta compagne. Spry semblait perdu dans ses pensées. Je baissais la tête, je ne voulais pas le rammener à la réalité. Il ne devait pas s'être confié à beaucoup de loups, peut-être étais je la première ? Je relevais la tete, et plongeais mon regard gris perle dansle siens. Il n'était pas froid ni distant. Ni emplie de pitié. Ce n'était pas de ça dont Spry avait besoin. Non. Mon regard était simplement . . . serein, compréhensible. La douelur de perdre un proche, je la comprenais. Mais contrairement à Spry, je ne pouvais me venger d'une catastrophe climatique. Je finis par poser ma patte sur son épaule. Un léger contact, doux. Puis je la retirais et lui lança d'une voix de crital :

Merci. Merci de t'être confié.
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MessageSujet: Re: Asservissement [ Libre ]   Mar 21 Aoû - 17:26

    Tout ceci était étrange, bien trop étrange. Me confier ainsi, chose que je n’avais fait et de plus au bourreau de ma sœur. Qu’est-ce qui me prenais ? Je ne me comprenais plus, j’étais totalement perdu. J’avais pensé qu’en ouvrant mon âme à quelqu’un, je me serais senti apaisé mais non, ce n’était pas le cas. Je n’en étais que davantage perdu. Les choses ne pouvaient-elles plus simple ? Tout se mélange dans mon esprit, je m’y perds et m’enfonce sans fin dans les abimes de mon âme. Et pourquoi elle ? Pourquoi avais-je raconté tout ça à une vampire ? Je ne trouvais plus de raisons à mes actes. Mon esprit s’était égaré dans ce labyrinthe qu’était mon âme.

    Ma tête était bouillonnante, je me sentais valser, comme pris au piège dans un gigantesque ouragan. Ma vue se brouillait, je ne comprenais pas ce qui m’arriver. Un élan de rage me prit. Puis un autre de colère, de haine et de malveillance. Qu’étais-je au juste ? Un démon ? Pourquoi continuais-je de vivre ? Ma vie n’avait aucun sens, je ne faisais que survivre dans cet enfer qu’étais le monde des vivants. Je n’avais pas de raison, aucune croyance, je n’étais rien d’autre qu’un damné.

    Au fond, tous ces événements n’avaient pas fait de moi celui que j’étais. J’étais tout bonnement destiné à l’être. Ces passages de ma vie n’étaient été que des évènements déclencheurs. La mort de mon père, celle de ma sœur, le rejet de tous… Ils avaient éveillés la créature qui sommeillait en moi. Cette créature du mal et du feu. Peut-être étais-je réellement un démon, qu’un esprit malveillant habitait mon âme. Ce n’était pas une possibilité à exclure. Cela expliquerait ma haine à l’égard du monde, à l’égard de tous. Ils me craignaient, étaient terrifiés à mon approche comme des vulgaires rats, tremblaient à se pisser dessus. C’était d’un ridicule. Tellement pitoyable. Si désobligeant. Il ne méritait pas de vivre, tous des chiens sans cervelles, ne faisant qu’accomplir ce qu’on leur disait comme des bêtes dressés et colonisait. Ils me tapaient sur le système, tous ces faibles à perte de vue. Où en étais passé l’honneur de cette meute ? Cette meute que j’haïssais du plus profond de mon âme. Je ne pouvais que haïr alors je le faisais avec le plus de véhémence possible. Toute cette rage et accumulée commença à devenir trop abondante dans mon corps, je sentais mon corps qui commençait à se chauffer, atteindre une température hors du commun. C’était prévisible, des torrents de lave allait de nouveau se déverser de mon corps. Et bien qu’ils coulent, qu’ils brûlent vifs tous ces misérables, que ma haine soit répandus le long de cette colline rocailleuse.

    Un contact doux et apaisant sur mon épaule me sortit de ma tourmente. Sortant subitement de ma psychose, je jeta un regard perdu à la louve qui se tenait près de moi. Rozan. Je l’avais oublié. J’aurais pu la tuer par mon excès de colère. Je m’en voulais. Je ne souhaitais pas sa mort. Sa présence avait le don de m’apaiser. Son regard était si doux, compréhensif et dénué de toute crainte. Elle n’avait pas peur de moi. Elle restait à mes côtés. Je ne le comprenais pas, je ne me comprenais plus et ne comprenait guère le monde qui m’entourait. Néanmoins, je n’étais pas sot et avait compris que son contact ainsi que sa présence avait valu d’éviter une catastrophe phénoménal. Je ne contrôlais pas mon pouvoir, il était bien trop fougueux pour être contenu dans un corps. J’aurais pu tous les tuer… Même ma mère. Je devenais fou, complètement cinglé et avais perdu la raison.

    Au bord de la folie, je me laissa aller contre Rozan et posa ma tête brûlante contre son cou, l’esprit embrumé comme jamais. J’avais chaud, tellement chaud, le monde vacillait autours de moi. Cette bouffée de pouvoir qui m’avait brutalement envahi m’avait dénué de toute énergie, j’étais exténué et à bout de souffle. Ce pouvoir maudit allait finir par me dévorer. J’en mourais probablement.

    « Je suis fatigué Rozan. Fatigué de tout ça. » murmurais-je dans un souffle.

    Mon corps peinait à me soutenir et je n’arrivais même plus à esquisser le moindre mouvement. Un mal de crâne me prit et mes pattes me lâchèrent soudainement et je me renversa à même le sol, au bord du gouffre. Il aurait fallu que je revienne davantage sur le sommet du volcan pour ne pas risquer de tomber mais j’étais trop fatigué, bien trop fatigué. Mon esprit était ombragé et mon corps tremblait de tout son long. Me voilà dans un état bien lamentable, Rozan devait bien rire de moi. J’avais horreur de me sentir faible et vulnérable. C’est une sensation des plus déplaisantes.
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MessageSujet: Re: Asservissement [ Libre ]   Mar 21 Aoû - 18:46

Je sentis la chaleur monter, et si je ne me trompais pas, c'était Spry qui en était la cause. Il semblait plus perdu que jamais . . . J'étais certes d'un naturel distant et froid, tout cela n'était qu'une carapace pour me protéger des souffrances externes. Afficher un sourire énigmatique, pour dissimuler une douleur profonde. Mais caché derrière cette façade, ma véritable personnalité sommeillait, endormie, attendant paciemment le bon moment pour agir. Je ne cherchais pas vraiment à comprendre l'origine de cette montée de chaleur, car je la devinais. Cela devait être son pouvoir, Spry avait surement un pouvoir en rapport avec le feu, ou la lave, un peu comme tous les Gwanfires. Il avait l'air vidé de son énergie . . . Comme si sa vitalité avait aspirée . . . par un Vampire, autre que moi. Il posa sa tête sur cou, la chaleur intense qui s'en dégageait réchauffa vivement mon corps, endolori par le manque de chasse véritable. Pas une chasse pour faire mumuse et manger à la fin. Non. Les Vraies chasses, celle où les poursuites sont longues, où l'on est fier d'avoir pu attraper son déjeuner, où à la fin, on s'endort épuisé par l'effort.

« Je suis fatigué Rozan. Fatigué de tout ça. »

A ces mots, Spry s'effondra au sol, le chox fit vibrer le sol. Il tremblait. Plus que ça, il souffrait. Son corps était bien trop près du bord, je craignais qu'il ne tombe, mais lui, ne semblait plus avoir la force de se rapprocher du sommet. Un rayon de lumière vint faire scintiller mes canines, plus longues que mes autres crocs. Spry était impuissant, il n'avait plus la force de résister à son pssé, ou bien même à la vie. Pire. Je pensais qu'il n'en avait plus envie. Je lui caressais sa tête, d'une patte douce, puis délicatement, l'attrapa par la peau du cou, pour ne pas lui faire mal, et le ramenais doucement vers le centre, l'éloignant du bord du volcan. Je le déposais sur le sol, et, comme je le faisais avec Roz'Blood, me couchais près de lui. Avant de lui caresser de nouveau la tête. D'une voix douce et envoutante, ni trop fort, ni trop bas, je lui dis :

Repose toi Spry. Je resterais près de toi jusqu'à ce que tu ailles mieux.

Il en avait trop fait. Tout cela s'était enchainé bien trop vite, et Spry avait fini par se perdre, par ne plus savoir où il en était. Il était dans le besoin, et je ne pouvais pas le laisser comme ça. Hum . . . BloodSoul me répétait sans cesse que j'étais trop gentille, que je devais me raffermir. Je m'étais raffermie, mais j'étais toujours la même. Rozan, alias Crimson. La Lady Vampire. Et l'assassin qui avait déja tué beaucoup de loups, et qui avait du encaisser la douleur de perdre ses proches en plus de celle d'être craint, et rejetté, je ne pouvais pas le laisser comme cela. Pas dans cet état. Je ne voulais pas l'attaquer, pas parce que BadHell m'en avait donné l'interdiction, mais parce qu'il s'était confié à moi. Et d'un côté, c'était parce qu'il m'avait raconté son histoire qu'il se retrouvait dans cet état. Je me sentais un peu coupable . . . Sans que je sache pourquoi, un chant monta dans ma gorge. Ma voix cristaline, et douce résonna. Je me souvenais. C'était la berceuse que me chantait ma mère pour m'endormir, après un mauvais rêve . . . Cela faisait bien longtemps, qu'elle ne m'était pas venue comme cela, instinctivement. Les paroles étaient dans un languages anciens, le premier que parlèrent les Vampires. Peu d'entre nous s'en souviennent . . .
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MessageSujet: Re: Asservissement [ Libre ]   Mar 21 Aoû - 20:02

    Ma respiration se faisait bruyante, chaque inspiration était une torture qui ne faisait qu’attiser le feu ardent contenu dans mon corps. Jamais personne n’avait pu entrevoir cette facette maléfique de mon pouvoir. De plus, c’était bien la première fois qu’il s’avérait aussi dévastateur. J’étais une erreur de la nature. Peu importe où j’allais, je ne faisais qu’attirer le mal. Une caresse délicate sur mon crâne me sortit de ma torpeur. Rozan… Je sentis la louve m’attraper par la peau du cou et me tirer loin du bord du Volcan. Se souciait-elle réellement de mon sort ? A quoi bon. Une fois éloigné du danger, la louve se mit à nouveau à caresser doucement mon crâne de sa patte. Pourquoi se montrait-elle aussi gentille envers moi ? Je ne méritais pas tant de bonté. La louve prit place à mes côtés et colla son flanc contre le mien d’un geste maternel. Puis d’une voix douce et envoutante, Rozan me recommanda de me reposer tout en m’assurant qu’elle resterait avec moi. Vraiment ? Cette simple pensée apaisa mon esprit et je me laissa aller contre elle.

    Ma respiration se calma peu à peu, retrouvant un rythme plus normal bien qu’encore agitée mais, mon souffle se faisait déjà moins rauque. Puis, la gorge de Rozan gronda et un chant monta jusqu’à mes oreilles. Elle chantait. D’une voix douce et cristalline, ayant pour effet de m’apaiser immédiatement. Je ne reconnus pas la langue dans laquelle la louve se mit à chanter, sûrement un langage ancestrale. C’était beau…

    Calant ma respiration sur celle de Rozan, je laissa mes paupières se refermer docilement, les oreilles attentive aux moindres paroles de la louve. C’était un chant des plus agréables, je n’avais jamais rien entendu de pareil, c’était juste merveilleux. Je laissa le chant de Rozan pénétrer mon âme, me libérant de mon mal le temps d’un rêve. Je me sentais bien, calmé de tous mes maux et ma rage apaisée. Rozan avait trouvé le moyen de calmer le démon qui était en moi. Me laissant aller contre elle, son parfum m’envahit ainsi que sa mélodie. Je ne m’étais encore jamais endormi auprès d’une louve, chassant mes conquêtes de la tanière une fois l’affaire conclu, jamais aucune n’avait eu le privilège de rester à mes côtés. La compagnie n’était pas ce que j’aimais le plus au contraire, ma compagne avait pour nom solitude. Mais cette nuit-là, je ne voulais pas être seul, la présence de Rozan ne m’était que trop bénéfique. Je me sentais bien, bien trop même.

    Finalement, au fur et à mesure que la mélodie continuait, mon épuisement eut raison de lui-même et je sombra dans le sommeil réfugiés dans les pattes de la patte de la louve. J’avais envie de la remercier pour ne pas avoir fui mais, le pays des songes m’avait déjà happé bien loin. Et pour la première fois depuis bien longtemps, je m’endormis apaisé et serein, un doux chants résonnant encore dans mon esprit.


    TERMINE.
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